Des isthmes s’étirent

lundi 2 mars 2009, à 23:59 par Berlol – Enregistrer & partager

Surf en matinée, quelques éléments retenus pour les Flux Litor. Avec T., on commence à réfléchir aux vacances d’été. Faire un bon tour en France, depuis le temps qu’on y pense. Après tout, la crise la crise… On ne sait même pas jusqu’à quand les avions voleront et leurs prix nous seront accessibles. Sans parler de nous-mêmes, notre mobilité.

Poème retrouvé dans un dossier de février 2007…

L’aise avec l’âge
Sous le pied la terre
Vient à manquer
Fragile

Nous parlions nous parlions
Nous avions des continents
Rien ne pressait
Je n’écrivais presque pas
C’est pour dire

Plus j’écris plus j’écris
Des isthmes s’étirent
Devant derrière
Autrefois des avenues
Que toréaient les pluies
Aujourd’hui ru
Serpentin
Dans du sable

J’accompagne T. à Shinjuku, dans un café de l’hôtel Keio Plaza où elle reçoit officiellement d’une responsable de l’entreprise Micro Service Center les dévédés définitifs de la numérisation indexée, selon nos directives et avec une subvention du ministère de l’éducation et de la recherche japonais, de la collection des Mazarinades dite de la Bibliothèque de l’Université de Tokyo.
Le chou à la crème est excellent, ici.

Nos soirées ne se ressemblent pas. Hier, un film qui nous a beaucoup intrigués, The Prestige (Christopher Nolan, 2006), histoire de jumeaux et même de clones parmi les magiciens de Londres à la fin du XIXe siècle… Ce soir, en revanche, L’Homme au masque de fer (Randall Wallace, 1998), salade historique pleine de stars du box office, mais qui ne passe pas, mais alors pas du tout. Peut-être un problème de sauce. Et puis l’acteur choisi pour jouer d’Artagnan (Gabriel Byrne) ne convient pas au rôle, trop intériorisé et tourmenté — et il a de quoi puisque dans ce film, il ne serait rien moins que le père de Louis XIV. Sans parler du fadasse DiCaprio qui a d’ailleurs reçu un prix de nullité pour ce rôle.
Enfin bref, on aurait mieux fait de lire nos livres : je suis loin d’avoir fini Le Chercheur d’or et T. est suspendue au Pendule de Foucault (Umberto Eco).

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Publié dans le JLR


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