Les petits oiseaux dans la lucarne

vendredi 6 mars 2009, à 23:59 par Berlol – Enregistrer & partager

Quelques titres de spams — à me tordre :
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Night forest trip with these girls
Soyez le bon An – logiciel
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Qu’est-ce qu’il me veut, cet Espagnol ?
Mal de tête, sans raison connue… Juste pour m’em… Ne suis pas d’attaque pour le voyage de nuit en forêt…
T., elle, n’a aucun problème, sort sous la pluie battante pour ses activités. Quand elle téléphone de Shinjuku, j’entends les gouttes battre son parapluie. Br…

J’enregistre quand même quelques émissions. La seconde partie du Tout Arrive de lundi, avec Philippe Vasset et Xavier Tresvaux. Puis Du jour au lendemain, le 4 avec Tanguy Viel.
Et surtout, de mon lit, une poche de gel refroidissant sur le crâne, je visionne avec la délectation d’un condamné à mort qui lorgne les petits oiseaux dans la lucarne les deux Ce soir ou Jamais de mardi et de mercredi, l’un sur la crise et l’autre sur… la crise — mais pas la même, donc : l’un sur la course à la catastrophe, excellent malgré la présence d’Alain Minc, et l’autre sur le conflit en Martinique et en Guadeloupe, excellent aussi malgré la présence d’Yves Jégo (où il paraît de plus en plus clair que la départementalisation des territoires d’outre-mer n’a été qu’une sournoise continuation du colonialisme…).

En fin d’après-midi, la barrière frontale se lève enfin, disparaît et je peux reprendre une vie normale. Celle de quelqu’un qui a un cours à préparer pour le lendemain matin et qui va essayer de rassembler ses idées pour ne pas ennuyer tout le monde avec une énième analyse bateau de quelques pages centrales de Bonjour tristesse. Trouver des choses pertinentes et originales à dire sur une œuvre très connue, qui plus est en allant à contre-courant de la doxa universitaire qui la considère comme sans grande valeur littéraire, tout juste document estampillé 1954, témoignant d’une époque, de la toquade du public et des médias. Alors qu’en fait, c’est beaucoup mieux écrit que du Beauvoir, par exemple — dont les Mandarins obtiennent le Goncourt la même année.

Et P.J. sur TV5 Monde… Oui, je sais, c’est mal. Mais ça m’amuse et comme je suis loin de France de façon permanente (ce que mes lecteurs n’ont peut-être pas toujours en tête), c’est un peu une façon d’y être, de baigner dans une certaine ambiance que les grands films ne donnent pas toujours…

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Publié dans le JLR


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