Lui effacer une partie vitale

mercredi 22 avril 2009, à 23:59 par Berlol – Enregistrer & partager

Cours de lecture & phonétique, avec un extrait de texte de Philippe Delerm (que je ne citerai pas, une histoire de secrétaire qui fait barrage, dans le manuel Métro Saint-Michel 2), repérage des réalisations phonétiques de la lettre « e ». Démarche expérimentale qui étonne les étudiants (par sa simplicité) (d’habitude, les profs assènent des règles, ne pensent pas à les dégager d’une observation) : on prend les mots un par un, on voit comment le « e » se prononce, ou ne se prononce pas (fins de mots, notamment), et on met les mots dans des colonnes ajoutées successivement, avec des commentaires, des mimiques, etc.
Paragraphe suivant à préparer pour la prochaine fois ; on verra si ça suit ou pas.

Après un rapide déjeuner, je prends les documents nécessaires et je file à vélo — la pluie d’hier est allée mouiller ailleurs — jusqu’à Motoyama pour, à la banque (pas la même qu’avant-hier, donc), déclarer ma nouvelle adresse et payer mon loyer par transfert bancaire. Je découvre alors, aidé par une charmante assistante, qu’ici le transfert de compte à compte est sans frais, alors que la même opération entre Tokyo et Nagoya m’avait coûté 315 yens le mois dernier.
Retour à la fac pour les réunions. j’ai fait mon sport de la semaine et ma BA du mois.

À peine le temps de twitter un peu et c’est David qui vient m’apprendre la meilleure de l’année (au moins) : le service informatique de la fac a décidé, unilatéralement, de lui effacer une partie vitale de ses documents en ligne, sous prétexte qu’il occuperait trop d’espace dans le serveur de la fac. Le gars lui a dit — sans savoir que c’était un aveu gravissime — qu’il (n’)y avait (que) 10 Go pour l’ensemble des pages persos des profs de toute l’université !
Alors que l’an dernier on nous demandait de justifier notre besoin de connexion à la vidéo en streaming… à des profs de langue… faut quand même avoir la vue basse. Nous voilà maintenant assurés de leur incapacité, doublée d’une faute professionnelle grave (destruction de documents relatifs à l’exercice de notre activité professionnelle). Ça va chauffer !

Ce soir, c’est téléphonages (avec T.) et repiquages.
Copie en mp3 du MD numéro 205, d’octobre 2001. J’en vois le bout, de cette série de MD… Comme je l’ai déjà dit, c’était avant que j’enregistre directement les émissions avec Total Recorder.
Tiens ! J’entends soudain la voix de… François Bon. Avec Jérôme Meizoz dans les Jeudis littéraires du 4 octobre 2001. Avec une Pascale Casanova très pro (sauf en voitures), ils s’entretiennent, l’un de Mécanique, l’autre de L’Âge du roman parlant.

« Après le dîner on montait dans les salons de la Patronne, puis les téléphonages commençaient. Mais beaucoup de grands hôtels étaient à cette époque peuplés d’espions qui notaient les nouvelles téléphonées par Bontemps avec une indiscrétion que corrigeait seulement, par bonheur, le manque de sûreté de ses informations, toujours démenties par l’événement.» (Marcel Proust, Le Temps retrouvé, [1929])

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Publié dans le JLR


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