Christophe Chazelas !

mardi 2 septembre 2008, à 23:45 par Berlol – Enregistrer & partager

Hier, c’était des arrachages de bois, plinthes, plafonds et sols, un plein camion. Aujourd’hui, on a les machines qui vrombissent gros et s’attaquent aux murs. Ça se passe dans l’appartement voisin de celui que nous venons d’emménager. Juste devant moi, un mètre au-delà de l’écran. Heureusement, T. est en bas à fermer ses derniers cartons, tranquille. Les ultimes meubles à jeter sortiront ce soir (sodaigomi, on a dû acheter 14 tickets, voir vendredi dernier). Nos propriétaires passeront demain après-midi. Dans quelques jours, nous aurons rendu les clés, nous n’aurons plus accès à cet appartement dans lequel, etc., etc. Tout le monde connaît cette sensation, je pense. Et même d’un endroit dont on n’était pas spécialement content, il est possible de regretter en partir, regretter le temps où on y était, tout simplement parce qu’on y a vécu plus jeune qu’on ne l’est maintenant, ou avec quelqu’un qu’on n’a plus ou parce que d’autres événements ont eu leur poids.
Mais bon, tant pis. Et on est tellement content de la lumière au 4e !

J’avais oublié que les Mardis littéraires avaient repris la semaine dernière (j’avais la tête ailleurs). Mais… qu’y (qui) vois-je, à côté d’Olivier Rolin et de Céline Minard ? Christophe Chazelas ! Le vieil ami (même si plus jeune que moi) dont je suis sans nouvelles depuis au moins quatre ans ! Le Christophe dont j’ai mis en ligne IL Y A 10 ANS — j’en reviens pas — une des premières versions de Feu l’artifice, maintenant publié dans la maison qu’il a créée avec une amie, Ariadna de Oliveira Gomes qui publie Ville réelle, si je comprends bien, les éditions Emblée. Ici, la liste des libraires partenaires (puisqu’ils n’ont pas (encore) de distributeur).
Du coup, le Chasseur de lions et Bastard Battle passent au second plan (ils auront leur tour) et j’écoute et réécoute la belle voix de l’ami lointain.
J’imagine que le texte aura changé. Il en parle un peu. Mon édition servira…

« […] c’est mon premier livre publié parce que j’ai mis beaucoup de temps à prendre en compte l’existence du lecteur. Il y a un moment en poésie où on écrit, on est soi avec le monde en quelque sorte, et puis le jour où on décide de publier c’est tout à fait une autre affaire. Et ça m’a pris une petite dizaine d’années de prendre en compte ce lecteur, de jouer avec lui et cette voix [off] m’y a aidé énormément…» (Christophe Chazelas dans les Mardis littéraires du 26 août 2008)

J’essaye le dernier numéro de portable connu. Il l’a encore. Y laisse un message, avec mon adresse. Moins de deux heures après (j’étais sorti), il y a un courrier de lui. Je reconnais sa patte. Je réponds dans la soirée.
Entretemps, on a déjeuné au Saint-Martin, croisé des collègues à qui j’ai parlé de l’appartement à louer. T. a mis un scotch final aux cartons. Collé les tickets sur les encombrants. Je les ai sortis un à un, du plus petit au plus gros, il a fallu démonter des pieds de table pour leur faire passer les portes, les remonter dehors. Mettre tout ça dans la place de parking du proprio. Déranger Frédéric pour une commode pas commode, qui ne voulait pas passer l’entrée et que T. n’était pas sûre de tenir dans l’escalier.
Après ça, on se tient tranquille toute la soirée…

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Publié dans le JLR


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