Du premier jet avec les pieds

jeudi 17 décembre 2009, à 23:59 par Berlol – Enregistrer & partager

Derniers cours du jeudi de l’année.
Peut-on parler d’inertie ? Ou faut-il envisager une vitesse de pénétration de mes paroles beaucoup plus faible que ce que j’imaginais ? Alors que je dis chaque semaine depuis deux mois que les étudiants du séminaire doivent commencer à préparer leurs rapports et mémoires de fin d’année, pour que je puisse corriger au moins deux fois pour chacun les versions préparatoires successives, les étudiants du séminaire commencent à s’activer mi-décembre et à me donner tous en même temps des textes écrits du premier jet avec les pieds, pour moitié en dépit des règles élémentaires apprises en 1ère année. Heureusement, certains ont des choses à dire, et ça se sent tout de suite.
Après la visite annuelle d’une photographe officielle de la fac, finissons de voir Les Poupées russes, de Cédric Klapisch (2005). Le semestre ne portait que sur son Auberge espagnole de 2002 (d’Erasmus à Barcelone, la mosaïque européenne comme bordel en construction, les amours interculturelles, les stéréotypes hérités et les premières expériences personnelles, etc.) mais c’est intéressant, bien que cette suite ait des longueurs pénibles, d’observer les réactions des étudiants : ils ont aimé les personnages dans le premier film — ils ont le même âge, aimeraient avoir leur aisance toute fictive — et sont très étonnés des métiers que ces personnages exercent cinq ans après. Espoir pour eux-mêmes ? Je n’ose les en détromper…
Deux films très appuyés sur des objets et technologies de leur époque (avion, téléphone portable, ordinateur portable, Eurostar) — point commun avec, par exemple, Ascenseur pour l’échafaud

Ce n’est pas tous les jours qu’on voit des amis en vidéo ! (Même si ça manque un peu de lumière.) Sur France-Japon.net, Michaël Ferrier est interviewé et filmé par un couple d’amis — je parle là d’amis réels et non d’amis au sens facebookien, même si ça peut se rejoindre. Merci, Laurence ! Merci, Christian ! Occasion de rappeler que c’est dans la première version de ce site qu’a été lancé mon Journal littéréticulaire
Honte sur moi ! J’ai bien reçu Japon : la barrière des rencontres (chez Cécile Defaut) mais n’ai pas encore eu le temps de le lire. Et avec mon actuel programme de lecture, ça ne sera pas pour ces congés de fin d’année.

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Publié dans le JLR


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