Vissera, dévissera, revissera, jusqu’à perfection

jeudi 7 août 2008, à 23:59 par Berlol – Enregistrer & partager

Les jars poussent et toujours pas de lirnal en jougne.
Je crois que ça va être l’occasion de redémarrer le JLR avec WordPress, plateforme plus paramétrable et communautarisée que Dotclear… Un JLR 2.0, du coup. Ce ne sera jamais que son 4e déménagement (la cohésion globale étant assurée par la version mensuelle). Mais ce n’est ni pour aujourd’hui ni pour demain (on installera téléphone et connexion réseau dans le nouvel appartement…).

Un peu plus de temps libre, aujourd’hui. Pour lire Rolin, notamment. Au moins jusqu’à ce que je reçoive deux brouillons de rapports d’étudiantes. Deux heures de correction pour chaque, à reprendre à la base (déterminants du nom, temps verbaux, etc.), à croire que tout l’enseignement de la 1ère année s’est évaporé…

On reçoit un meuble métallique de rangement Bisley en remplacement du défectueux. Mais il a aussi un problème, à peu près au même endroit, et un éclat de peinture. Cette situation me rappelle à la fois les armoires métalliques d’Alain et la porte du Planétarium… Mais bon, on a le droit d’en avoir pour son argent. T. téléphone au magasin. Le vendeur qui s’est occupé de nous à la commande va passer après le déjeuner. On apprendra qu’il fait aussi le service après-vente, et qu’il le fait bien (c’est aussi ça que l’on paie en choisissant une marque sérieuse — on croirait un slogan d’infopub !).
Il intervertira des tiroirs, vissera, dévissera, revissera, jusqu’à perfection du mécanisme. Puis la retouche de peinture, absolument invisible, je n’y croyais pas. Un gars qui aime son boulot. Après, on discute de la clientèle en prenant le thé. Il y a toutes sortes de gens. Hier, il a été appelé chez une cliente, elle voulait faire changer la serrure d’un tiroir, ça semblait en rapport avec un problème de couple. En même temps il faut rester discret. La moitié de sa clientèle est composée de particuliers, généralement plus exigeants que les bureaux (voir nous).

Se mettre à la fois dans le sillage de Gracq et de Simon, c’est, de la part d’Olivier Rolin, s’engager dans la voie d’un grand écart. Entre celui qui imagine, invente, ne parle jamais de soi, et celui qui n’imagine pas, ressasse son expérience — les deux se rejoignant toutefois dans la précision parfois obsessionnelle des lieux.
Avec sa Chambre des cartes, Olivier Rolin veut nous dire que, littérairement, des lieux imaginaires doivent être crus (« Mes Ruines », « Le Roi des taupes ») tandis que des lieux réels sont incroyables ou menacés de doute (la Kolyma, Khatanga, dans plusieurs des nouvelles (?) ou chapitres (?) suivant(e)s). Il y excelle, à la façon dont, selon moi, Patrick Deville excelle avec l’Amérique centrale : en rencontrant des personnages locaux (locos), un peu au hasard, et en tissant avec de l’histoire plus… historique, mais sans que l’un prenne le pas sur l’autre.

À suivre — si connexion…

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Publié dans le JLR


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