Procrastination avec rétropédalage

samedi 24 avril 2010, à 23:59 par Berlol – Enregistrer & partager

Alors, je reviens un peu en arrière avant de repartir, ou de continuer — procrastination avec rétropédalage — pour mettre en ligne le cours sur les chapitres 3 et 4 de Zazie dans le métro (alors que c’était annoncé sur les chapitres 4 et 5) après avoir publié il y a deux semaines le billet de demain…

Le voici.

Et puis les notes enfin achevées.

« Marceline et moi, non seulement on est américanophiles, mais en plus de ça, petite tête, et en même temps, t’entends ça, petite tête, EN MÊME TEMPS, on est lessivophiles. Hein ? ça te la coupe, ça (pause) petite tête. » (Zazie dans le métro, ch. 3, p. 39)

Je suis moyennement content de l’enregistrement. Je sens le rythme poussif, je suis sûr que tout le monde va s’emmerder pendant au moins toute la première moitié. Notez qu’il est aussi question deux fois de Céline. Une fois pour dire que LE roman accueillant du langage parlé avant Zazie…, c’était quand même le Voyage au bout de la nuit, des années 30. Une autre fois parce qu’au sujet des bombardements de Paris et du sentiment de protection de Gabriel qui ne descendait même pas aux abris PARCE que c’était des avions alliés et qu’il était pro-alliés, il est question de feu d’artifice et de spectacle. Pour mieux comprendre cela, la lecture de Féérie pour une autre fois s’impose, en s’accrochant au bastingage parce qu’il y a aussi les immeubles qui dégringolent, avec les gens dedans…
Vers la fin, vous entendrez ma voix de fausset, prévue dans le texte.

Je vois maintenant (8 mai) dans mon agenda (écrit à la main) que demain (25 avril), outre les bonnes nouvelles de mon père, je téléphonerai aussi à ma sœur et j’apprendrai que l’état de ma grand-mère est stationnaire et plutôt inquiétant. Nous l’avons vue, T. et moi, en février, à Choisy, et elle se plaignait, à près de 90 ans, d’une douleur derrière l’épaule, crispante depuis des semaines. Peu après notre retour au Japon, mi-mars, nous apprenions qu’elle avait été d’un seul coup paralysée des membres supérieurs. Depuis, elle est à l’hôpital, ne peut plus rien faire seule, ni besoins ni toilette ni nourriture, et j’imagine bien comme elle doit être malheureuse. J’ai peur de téléphoner. De ce que ma mère ou ma sœur vont me dire…
Autour de nous, beaucoup d’amis et de collègues nous parlent aussi d’un père ou d’une mère très malade, ou mort, soudainement ou pas. Rien de tel il y a encore cinq ans ou dix ans. C’est que notre génération, elle aussi, avance… vers le précipice.

Publié dans le JLR

2 commentaires

  1. brigetoun

    le cours : excellent pour journée blues et pluie – va me retenir

  2. Scott

    Très agréable. Cours admirable pour sa douceur, qui n’exclut pas la rigueur, avec un réel souci pour ton public. Exemplaire.