Minérale et sidérante

vendredi 15 octobre 2010, à 22:09 par Berlol – Enregistrer & partager

colère...o u i
de la colère
o u i
j’en ai tous les jours
à revendre
à en être malade

et pas de la vulgaire
qui fait la rombière détaler
ou que police réprime
mais de l’intrinsèque
minérale et sidérante

des débuts du temps

elle trouve à se nourrir
dans mon quotidien
sans peine
parfois je l’endors
avec une très bonne nouvelle

« La vie quotidienne était limpide, nous fréquentions des personnes rassises qui parlaient haut et clair, fondaient leurs certitudes sur de sains principes, sur la Sagesse des Nations et ne daignaient se distinguer du commun que par un certain maniérisme de l’âme auquel j’étais parfaitement habitué. » (Jean-Paul Sartre, Les Mots, p. 45)

« Plus tard, loin de m’accrocher à des montgolfières, j’ai mis tout mon zèle à couler bas : il fallut chausser des semelles de plomb. Avec de la chance, il m’est arrivé parfois de frôler, sur des sables nus, des espèces sous-marines dont je devais inventer le nom. D’autres fois, rien à faire : une irrésistible légèreté me retenait à la surface. Pour finir, mon altimètre s’est détraqué, je suis tantôt ludion, tantôt scaphandrier, souvent les deux ensemble comme il convient dans notre partie : j’habite en l’air par habitude et je fouine en bas sans trop d’espoir. » (Ibid., p. 52)

Hier, je suis allé chercher Michel Bernard à l’aéroport. Notre équipe RIM l’a invité pour participer à l’atelier que nous animerons dimanche. Demain, il donnera une conférence sur Lautréamont. J’en reparlerai certainement. Ça va être un très beau week-end, même si nos ennemis sont toujours tapis dans l’ombre. (Ignorons-les. Voilà. Ils n’existent pas.)

J’étais parti très en avance et me suis trompé de train. Très beau paysage, des petits villages, des champs, parfois la mer. À l’extrémité sud de la péninsule de Kita, un employé du train m’a expliqué qu’il fallait que je remonte aux deux tiers le chemin jusqu’à mon point de départ pour prendre vers l’ouest la ligne de l’aéroport. Où j’ai quand même eu le temps, dans une certaine boutique, d’acheter des petits darumas de différentes couleurs avant d’aller accueillir mon hôte, dont l’avion de Shanghai était à l’heure.

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Publié dans le JLR


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