Encore brumisés d’isotopes d’iode et de césium

dimanche 22 mai 2011, à 23:59 par Berlol – Enregistrer & partager

De 21 heures à 23 h 30.

À peine revenu de la librairie Maruzen, près de la gare de Tokyo, où l’opticien a préparé mes prochaines lunettes, ayant pris une longue douche pour me décontaminer des particules irradiées déposées par la pluie et vérifié sur le web la bonne arrivée de l’avion d’Air France, me voilà reparti vers la gare de Tokyo, mais bloqué vingt minutes sur le quai d’Iidabashi par un « accident de passager » on ne sait où, pour, enfin, retrouver pile mes deux amies de Paris juste sorties du Narita Express.

Je les accompagne à l’hôtel Agnès, près de chez nous, où T. nous attend. Comme il est déjà vingt-deux heures, peu de restaurants sont encore ouverts. Dînons au Robata Yaki, ou quelque chose comme ça. C’est la fin du service mais on peut quand même commander des sashimis, de l’aubergine au miso, une salade avec des petits poissons et je ne sais plus quoi… découvrant alors que l’une des deux amies ne mange ni poisson cru ni tofu, tandis que l’autre ne mange ni viande ni concombre… Hum. Pour le Japon, ça ne va pas être facile.
Après, on se promène dans la Kagurazaka une petite demi-heure, encore brumisés d’isotopes d’iode et de césium, avant d’aller se coucher. Nuit bien méritée.

« Le tai-chi-chuan est une méthode d’emballage. On a l’impression d’être soi-même une œuvre parce qu’on se répète beaucoup comme en art ; de fait, il s’agit de cerner un paquet fictif ou un personnage fuyant. Les mains enveloppent l’air, voilent, dévoilent, plient, déplient, font la navette à gauche à droite autour d’une idée de silhouette, rapportent des pans sur des surfaces, répètent, croisent, décroisent, par au-dessus, par en-dessous, façonnent un adversaire qu’on ne réussit jamais tout à fait à entourer. » (Alain Sevestre, Manuel de l’innocent, p. 11)

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Publié dans le JLR


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