Ne dispersez pas vos suffrages

mardi 22 mai 2012, à 23:59 par Berlol – Enregistrer & partager

Ce matin, mail de Copé. On dirait que l’UMP s’affole de la multiplication des candidatures de droite dans les circonscriptions des Français à l’étranger, en faisant mine de ne pas comprendre que c’est une façon, de droite, de rejeter Sarkozy : « […] Seul Thierry Mariani, qui a reçu l’investiture de l’UMP, porte les valeurs de la France Forte. […] Ne dispersez pas vos suffrages sur des candidatures de témoignage ou de division. […] »
Mais, Monsieur Copé, avant de m’écrire, veuillez me lire ! Si votre condescendance le permet, j’existe et je me suis déjà exprimé, ce qui s’est d’ailleurs traduit dans les urnes : « Sarkozy nous quitte, et c’est toute sa clique qui disparaît  ! »
N’étais-je pas assez clair ? Connaissez-vous encore le sens des mots ?

« Nao, une autre amie japonaise qui vit à Aix-en-Provence, s’assoit un jour dans un café. Un monsieur qui se trouve à côté d’elle lui demande si elle est japonaise. Elle répond que oui. Un instant après, elle s’aperçoit que le monsieur s’est discrètement déplacé à une autre table, loin d’elle. » (Ryoko Sekiguchi, Ce n’est pas un hasard, p. 98)

En tout cas, mon candidat ou ma candidate aux législatives sera résolument anti-nucléaire.

Cours de chansons françaises avec, cette semaine, les paroles de L’alphabet des gens de Raphaël. Je ne suis pas très fan de ce chanteur mais ce texte se prête bien à l’approche collective de l’orthographe, style « ce que G-T I-R », ce que j’étais hier, ou de thématiques plus culturelles, comme la désillusion : « J crois plus, T 2 L dans le dos »…

Je passe de l’ange au diable… TV5 Monde a diffusé ce soir L’enfer d’Henri-Georges Clouzot, version documentaire de 2009 avec des images filmées en 1964 et quelques passages lus par Bérénice Béjo et Jacques Gamblin. À écouter les témoins de l’époque, le mystère s’épaissit : outre le perfectionnisme, vice qui peut s’avérer dangereux, qu’est-ce qui faisait procrastiner Clouzot ? L’expérimentation libérée de toute contrainte financière ? Un mal existentiel profond ? On pense au Chef-d’œuvre inconnu dont Romy Schneider serait la Belle noiseuse…

 » Tenez, le trop de science, de même que l’ignorance, arrive à une négation. Je doute de mon œuvre ! » (Balzac)

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Publié dans le JLR


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