Des grues de chantier ont volé

lundi 6 août 2012, à 23:59 par Berlol – Enregistrer & partager

Le robot Curiosity s’est posé sur la planète Mars et le premier ministre Noda sur l’esplanade d’Hiroshima. Trouveront-ils des traces de vie ?

Suite à information dans le groupe Autour d’Antoine Volodine de Facebook, ai passé commande par Amazon du livre de Claire Richard sur littérature et politique chez Volodine et Bon, sujet déjà abordé et qu’il m’intéresse grandement de suivre.

Encore un grand pas pour les Recherches internationales sur les Mazarinades : nous validons le programme 2010-2012 et déclarons le site conforme à notre commande. Le moteur de recherche fonctionnait déjà depuis un an, avec quelques petits bugs ; il est maintenant opérationnel à 100 % et toutes les pièces (2709) sont indexées et référencées. Reste à compléter des champs dans 85 % des notices.
Des velléités ? Des bénévoles ? Besoin d’un retour à la base ?

Violent orage dans l’après-midi, du genre imprévu. Il paraît que des grues de chantier ont volé – sont tombées, en fait. La température aussi. On ne s’est pas jeté à l’eau mais on dîne tôt pour aller marcher dans la piscine après. Délices nocturnes en compagnies d’hippopotames et lecture en attendant T. J’ai pris le Meens malgré son poids…

« […] ces gueux, la plupart plus grands, plus beaux que les naïfs communs, ont encore l’avantage pour nous d’être plus féconds, plus gras, de meilleur goût ; et c’est par toutes ces raisons qu’on les a soignés de plus près, et qu’on a cherché à les multiplier malgré toutes les peines qu’il faut se donner pour leur éducation et pour le succès de leur nombreux produit et de pleine fécondité : dans ceux-ci aucun ne remonte à l’état de nature, aucun même ne s’élève à celui de liberté, ils ne quittent jamais les alentours de leur bureau, il faut les y nourrir en tout temps ; la faim la plus pressante ne les détermine pas à aller chercher ailleurs ; ils se laissent mourir d’inanition plutôt que de quêter leur subsistance, accoutumés à la recevoir de notre main ou à la trouver toute préparée, toujours dans le même lieu, ils ne savent vivre que pour manger et regarder la télévision, et n’ont aucune des ressources, aucun des petits talents que le besoin inspire à tous les vivants : on peut donc regarder cette dernière classe dans l’ordre des naïfs, comme absolument domestique, captive sans retour, entièrement dépendante de nous autres : et comme nous avons créé tout ce qui dépend de nous, on ne peut douter que nous ne soyons les auteurs de toutes ces races esclaves, d’autant plus perfectionnées pour nous, qu’elles sont dégénérées, plus viciées pour la nature. » (Dominique Meens, Aujourd’hui tome 2, p. 116-117.)

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Publié dans le JLR


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