Les avalanches ontologiques

samedi 15 décembre 2012, à 23:59 par Berlol – Enregistrer & partager

Actu RIM/Twitter (suite du précédent billet) : mercredi, c’était parce que la Corée du Nord avait soi disant envoyé un satellite dans l’espace ; jeudi parce que c’était le 13 ; hier en l’honneur de mon gâteau au chocolat dont la recette est ci-bas ; ce soir enfin en rappel des massacres répétés lorsqu’on dispose de trop d’armes.
J’essaie différentes syntaxes du paragraphe en 140 mais je n’ai pas encore trouvé la forme canonique pour associer les éléments utiles : le mot recherché, le nombre d’occurrences, une citation et l’adresse web.

#RIM : 83 occ. de « satellite(s) » dans Mazarinades.org  : « épouuanter les autres par le nombre de ses Satellites »
#RIM : 168 occ. de « treize » dans les Mazarinades en ligne ; « treize ont esté tués : les autres ont eu les yeux creués »
#RIM & #MaCuisine : 11 occ. de « gasteau(x) » dans les Mazarinades en ligne | « Messieurs les larrons ont part au gasteau »
#RIM : 245 occ. de « massacre(s) » dans www.mazarinades.org/recherche/rech… | « Et ces massacres en tous lieux, Enten-tu ces voix gemissantes »

Il ne me viendrait jamais à l’idée d’écrire mon paragraphe biographique de Twitter en anglais.

Ni de tweeter tous les quarts d’heure pour parler du bus en retard, du charcutier au poil ou de la conversation de deux rombières à la table derrière moi.

J’ai failli tweeter (et quand même renoncé) dans l’enthousiasme d’une excellente expression entendue dans un épisode de la série New Girl (avec Zooey Deschanel) : elle dit qu’elle est straight up bananas ! (épisode 10 de la saison 2.) Intraduisible… Sinon par quelque chose comme totalement déjantée

Quand on1 a dit la beauté ou le choc des images, l’intempestivité des métaphores, la fascination pour l’infini ou pour la suprématie de la mort, quand on a ressenti ça dans une douzaine de styles, d’époques et de langues, en général vers l’âge de douze à dix-sept ans, quand on a un peu tâté du vers pour tirer de soi cette ignominie sublime… Eh bah… généralement, c’est bon, on voit où sont les précipices existentiels et les avalanches ontologiques, on en reverra d’ailleurs tout au long de la vie dans des expériences personnelles, des livres, des films et d’autres œuvres d’art. Mais on n’a pas besoin de rester bloqué là-dessus en maudissant tout le reste, à moins d’être un peu… comment dire ?… Limité ? Bas de plafond ?
Oui, en effet, bas de plafond.
Et non, définitivement, je n’ai aucune admiration pour les artistes maudits et les grands souffreurs-créateurs en tant que tels, fussent-ils porteurs de noms admirés : Artaud, Bataille, Céline, et jusqu’à Z. Le fait même que leurs noms admirés soient régulièrement associés, agrégés, amalgamés dans cette gloubiboulguesque et pathétique fausse confrérie me prévient contre eux en bloc et contre les amalgamistes, et m’oblige à l’emploi d’isolants psychologiques pour retrouver tel ou tel écrivain, poète, quand vient son heure, à mon gré.

Le poète qui est dit poète
n’est pas vraiment un poète
Ce qui se présente comme de la poésie
n’est pas vraiment de la poésie2

Sachons qu’en nos vies
– parce que l’infini –
rien d’utile
n’est.
Cependant l’infini est un mot fini

Vendredi matin, mon cerveau libre quelques minutes fait une corrélation entre des raisins secs dans un placard, les deux tablettes de chocolat noir du frigo et un paquet de beurre sans sel (moins courant au Japon que le beurre salé)… Mais la farine manque. Je mets déjà les raisins à gonfler dans du cognac. Dans l’après-midi, après le bureau et les courses, je me lance en adaptant une fiche cuisine de Femme actuelle, celle du gâteau cerise-chocolat, dont je réduis quelque peu les quantités de sucre et de beurre.

Gâteau au chocolat et aux raisins.
Ingrédients : 150g de raisins secs gonflés dans 20 cl de cognac ; 200 g de farine ; 1 cuiller à café de levure ; 100 g de céréales aux fruits secs ; 245 g de beurre + 5 g pour le moule ; 150 g de sucre en poudre ; 150 g de chocolat noir ; 4 œufs ; 10 cl de cognac ; 1 pincée de sel.

Réalisation : 1. Mettez les raisins à gonfler dans le cognac pendant cinq ou six heures heures. Filtrez et réservez le cognac parfumé. 2. Préchauffez le four à 180 °C. 3. Séparez les blancs des jaunes d’œufs. 4. Faites ramollir le beurre et le chocolat au bain-marie dans un saladier. Quand le mélange est homogène, à l’écart du bain-marie, ajoutez les jaunes d’œufs battus au préalable, puis le sucre. Mélangez bien pour faire mousser un peu. 5. Incorporez les céréales au mélange, puis progressivement la farine et la levure déjà mélangées. Ajoutez petit à petit du cognac récupéré. 6. Fouettez les blancs salés jusqu’à une neige bien ferme. 7. Incorporez la neige au mélange chocolaté à la spatule et précautionneusement. Ajoutez les raisins et continuez de mélanger à la spatule. 8. Versez le mélange dans le moule beurré et mettez au four pour cinquante minutes. 9. Laissez refroidir avant de démouler et de consommer, ou attendez le lendemain. Le résultat est addictif.

Notes ________________
  1. Et quand je dis « on », je pense au fatigant commentateur déjà banni dont je retrouve les commentaires logorrhéiques et répétitifs une ou deux fois par mois quand j’ouvre ma boîte d’indésirables… Et si j’ai validé un de ses commentaires il y a quelques semaines, c’est précisément parce qu’il y était question de CampusFrance, cause contre laquelle – tout le monde devrait pouvoir le comprendre – les différends individuels passent au second plan. []
  2. Parodie de : « Dao ke dao fei chang dao / Ming ke ming fei chang ming », les deux premiers termes du Tao te king… []

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Publié dans le JLR

4 commentaires

  1. Burgrave des Chaussées

     » Don’t Be Cruel !  »
    Vous n’oserez tout de même pas laisser l’année se clore sans nous laisser un mot !

    Elvis & Berlol’s F.C.

  2. Burgrave des Chaussées

    Vous avez osé ! (^_^)
    Quo usque tandem, Berlol, abutere patientia nostra? 
    Bonne année !

  3. Burgrave des Chaussées

    C’est-y tout d’même point qu’ vous z’auriez défaincté, de par des fois ! ((((????)))))))

  4. Berlol

    Avec toutes mes excuses…
    Mais je me porte bien !
    I’ll be back !