Fomenté par notre mère nourricière

lundi 2 octobre 2017, à 23:59 par Berlol – Enregistrer & partager

Ce lundi matin, je lis dans Lundi Matin une (longue) « Note de la DGSI… » qui implique Volodine Antoine et le post-exotisme dans une classique paranoïade dont voici, à mon goût, le plus savoureux extrait :

Dans un tract intitulé « On ne lâche rien !! » le Parti imaginaire a ainsi revendiqué le naufrage du Titanic en 1912 comme un acte de résistance de la calotte glaciaire à sa fonte « programmée par le mode de production industriel ».

La planète aurait donc pris parti, selon l’expression incriminée. D’où le réchauffement climatique, Fukushima, typhons et ouragans. Tout serait fomenté par notre mère nourricière. D’où les tueurs de masse sans raison apparente, les élections de présidents fous, l’obésité dans les classes pauvres. Et vive le Parti imaginaire !

J’avais déjà vu l’experte psychiatre je ne sais où, quelque part dans le camp ou ailleurs. Je crois qu’elle s’appelait Médéa Kruntz. Elle leva les yeux en ma direction et ne les arrêta pas sur moi, comme si j’étais transparent ou comme si mon corps ne méritait aucun respect. Puis elle se tourna vers les militaires.
— S’il a des aptitudes à la dissimulation, il les cache bien, dit-elle.
(Lutz Bassmann, Black Village, p. 21-22)

 

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Publié dans le JLR


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