Trop, la pistache !

samedi 6 décembre 2008, à 23:59 par Berlol – Enregistrer & partager

Avant-dernier cours sur Dora Bruder de Patrick Modiano. Levé à six heures, comme d’habitude, pour finir les notes (que, paradoxalement, je n’aurai pas besoin de consulter puisque je les mémorise en les écrivant).
Retour d’abord sur le long chapitre trop vite expédié la semaine dernière (p. 87-100), les personnalités de Roger Gilbert-Lecomte, Albert Sciaky — et surtout de Maurice Sachs qui appelle d’autres figures complexes de l’Occupation, dans un but en quelque sorte panoramique, même si elles ne sont pas dans le livre :  Lucien Rebatet, Robert Brasillach, Louis-Ferdinand Céline ou Sacha Guitry, chacun étant en soi une catégorie… Pour Modiano, le problème étant toujours de savoir dans quelle catégorie mettre son père. D’où la recherche des coïncidences : le 31 décembre qui est à la fois la date de l’annonce de disparition de Dora Bruder (1942), celle de la mort de Roger Gilbert-Lecomte (p. 98, en 1943), celle de la visite au Dr Ferdière (en 1968) et celle de la rédaction de cette page 100 (en 1996). Croisement étoilé des destins en effet surprenants quand Ferdière lui montre le livre de Robert Desnos qui portait le même titre que celui que venait de publier Modiano en 68, La Place de l’étoile, et que Ferdière avait publié en 1945, année de naissance de Modiano.
Le chapitre suivant revient du ciel sur la terre, pour prendre « étoile » dans le sens de la circulaire du 6 juin 1942 qui en rend le port obligatoire pour les personnes de « race » juive (p. 102-104). Ensuite, rappel de ce que fut l’UGIF de triste mémoire. Puis le transfert de Dora à la caserne des Tourelles, enfin l’évocation de quelques-unes des femmes autour d’elle, dont cette Claudette Bloch, chimiste, qui en réchappera et témoignera du Premier convoi de femmes. Ce qui fait encore beaucoup pour aujourd’hui…

C’est donc avec joie que je retrouve T., Laurent et Bill pour déjeuner au Saint-Martin, d’une brandade, ça change. Plus tard, à deux, glace chez Théobroma — Trop, la pistache !

Du côté des nouveaux médias.
Enregistrement que quelques émissions en retard sur France Culture. La plus intéressante de celles écoutées aujourd’hui, c’est avec Max Genève, pour Qui a peur de Derrida ? (Du jour au lendemain du 2 décembre) — en tout cas pas moi, ça serait même le contraire : peur depuis qu’il n’est plus là.
J’active mon invitation Mediapart — sur proposition Facebook de Sylvain Bourmeau pour un accès gratuit jusqu’à la fin du mois (j’étais le 2e inscrit).
Et aussi le plaisir de trouver Christine sur Facebook, enfin.

La 4e saison de la série Lost vient de commencer au Japon. Nous en empruntons les deux premiers épisodes et retrouvons le même étonnement qu’aux saisons précédentes, celui de ne pas comprendre pourquoi nous nous intéressons à une histoire dans laquelle les mystères s’accumulent plus vite que les éclaircissements. C’est comme la vie, on va continuer…

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Publié dans le JLR

2 commentaires

  1. PhA

    Et dans la 4e saison, précisément…
    A propos de mystères, savez-vous que, sur le site Lutz Bassmann (que je lis grâce à vous), toutes les dernières « archives » ou presque mènent ici : http://www.berlol.net/dotclear/index.php/2008/06/21/1047-qui-est-l-homme-a-tete-de-sac ?

  2. Berlol

    Ah oui, tiens, c’est bizarre, ça ! Une erreur de manip’. Faut le leur signaler… Encore que je ne sais pas à qui. Parce que je ne veux léser personne et certains de ces documents sont intéressants.
    Pour « Lost », vous avez l’air d’en savoir plus que moi…
    Pas pu emprunter les deux épisodes suivants, étaient déjà sortis.