| Lundi 1er janvier 2007. Choix de quatre
tailles de vœux, selon votre budget...
Allons marcher, malgré les nuages. D'abord jusqu'au sanctuaire
Yasukuni, pour voir animées et populeuses les allées en préparation
encore hier. Et sur un étal, ces alignements de darumas en papier mâché.
Choix de quatre tailles de vœux*, selon votre budget... Retour par Ginza désert (c'est normal, ça rouvrira
demain). * Les quatre tailles de vœux (les liens sont pour des personnes très très averties) :
Commentaires1. Le lundi 1 janvier 2007 à 20:55, par olivier : Meilleurs voeux à notre insurpassable IRB !!! (International
Réticulaire Berlol), à T. sa non moins réticulaire compagne
d'aventures, et à tous les Berloliens/Berloleux/Berlolettes/Berloletiens...
Que 2007 vous soit bénefique et doux!!! Et prolifique pour tous ceux
et celles qui sont créateurs et créateures!!! Que la langue
vous emporte au-delà des conventions et des discours convenus... Et
surtout, surtout, surtout que 2007 soit l'année d'un renouveau pacifiste
et heureux pour la planète et en politique... Ben, on a bien le droit
d'espérer un peu... Non?? 2. Le lundi 1 janvier 2007 à 23:09, par caroline : Et en plus, ça marche ! Il y a quelques années,
des amis m'avaient rapporté du Japon un Daruma. J'avais misé
gros en noircissant un oeil car mon voeux était que deux de mes enfants
réussisent le bac dans l'année. Ce n'était pas gagné
d'avance, l'un des deux l'avait déjà somptueusement raté
quelques mois auparavant. Et ça a marché puisqu'ils l'ont réussi
avec l'aide du Daruma auquel je n'ai pas manqué de noircir le second
oeil. Depuis, ils vont très bien et mènent leur barque sans
problème. 3. Le mardi 2 janvier 2007 à 01:14, par brigetoun : si je ne l'ai déjà fait, tous mes voeux de terre et d'air 4. Le mardi 2 janvier 2007 à 10:42, par k : bon bah, je vous le souhaite, gaie, jouisif, plein de fougue, de rage et de fureur berlol, s'étand nouveau,lol........ 5. Le mercredi 3 janvier 2007 à 06:35, par christine : tous mes voeux d'air (séduisants mais peut-être
au-dessus de mes moyens) et mes voeux d'eau : bons courants et bons réseaux
à toi et à tous ! 6. Le mercredi 3 janvier 2007 à 07:08, par christine : mais, en parlant d'eau, j'ai l'impression que le jlr est englué dans la grande paralysie aquatique de l'internet asiatique ? ou bien ne sont-ce que les lendemains de fête qui sont difficiles ? 7. Le mercredi 3 janvier 2007 à 07:28, par Berlol : C'est le timing qui est difficile ! Sinon, merci pour les
vœux. Ils ont du succès, ces vœux des quatre éléments,
je reçois des commentaires par courriel aussi... |
| Mardi 2 janvier 2007. Trois fois un
grand cercle de paille.
Changement de braquet. Après des jours de marche dans la
ville, nous nous offrons deux jours de voiture dans la région — profitons-en
pendant que les tokyoïtes sont à la montagne ou à l'étranger !... Grande boucle d'élévation et d'accès au Rainbow
Bridge puis Odaiba. On se gare près de la copie de la statue de
la liberté. Promenade puis visite du centre commercial Docks. Pas
terrible. Mais où est donc passée la littérature ? Elle (se) repose... Commentaires1. Le mercredi 3 janvier 2007 à 22:28, par Manu : Sais-tu que le restaurant Elysée-hikaru a déménagé tout près de Motomachi (www.elysee-hikaru.com/acc... ? J'y suis allé le 27 décembre dernier (en ton honneur ?) par très beau temps. C'était toujours aussi bon, avec une vue magnifique sur le Fuji. Si T. aime ce quartier, vous devriez avoir plus d'occasions d'y manger. |
| Mercredi 3 janvier 2007. Voiture, pour
le meilleur et le pour le pire.
Comme hier, il ne fera pas franchement beau, mais ni mauvais ni véritablement froid, donc convenable pour une sortie plus lointaine, limite campagnarde... Nous reprenons les autoroutes d'hier — comme j'ai bien retenu, tout passe plus vite et plus facilement (les embranchements et panneaux aux bretelles ne sont pas franchement simples à lire, d'autant qu'il y a multiplicité de signaux à tout moment) — et les dépassons pour aller jusqu'à Kamakura, via Zushi, puis Enoshima, terme de notre périple. Cependant, la visite d'Enoshima restera un grand moment de notre semaine touristiques (malgré l'attente déjà pour une place de parking). Je n'avais jamais vu autant de monde dans les ruelles du bas, un peu comme au Mont-Saint-Michel. La queue principale, sur les marches, est pour les gens qui vont faire leurs prières. Il nous reste la solution (payante mais bien pratique) des escalators automatiques (trois tronçons couverts, taillés dans la roche mais ressemblant comme deux gouttes d'eaux aux escalators du centre de Tokyo, qui font économiser quelques centaines de marches — non que l'on ne puisse monter nous-mêmes ces marches mais parce qu'il faut faire la queue alors que l'on n'y va pas pour prier ! Retour sans problème (autoroutes, bref dîner au Rihga Hotel, près de Waseda (sans prendre de dessert), derniers et lumineux tours de roues dans Shinjuku la nuit) et restitution de la voiture à l'agence de location, à Takadanobaba. Excellente, cette galette des rois ! C'est B. qui tire la fève
(une vraie). Commentaires1. Le mercredi 3 janvier 2007 à 11:05, par Agnes : travel.guardian.co.uk/art... 2. Le mercredi 3 janvier 2007 à 11:55, par brigetoun : j'essaie, mais bien inutilement ou en vain, d'imaginer le périple 3. Le jeudi 4 janvier 2007 à 13:16, par Dominique Fromentin : panoramas urbains et maritimes, à perte de brume,
elle-même percée des mille lumières de tous les signaux
possibles, et notamment en hauteur, les signaux clignotants qui balisent
le terrain aérien pour les avions et les hélicoptères 4. Le vendredi 5 janvier 2007 à 04:11, par Berlol : Merci de citer mes sources... 5. Le vendredi 5 janvier 2007 à 22:43, par Dominique Fromentin : toujours plaisir, comme le dit A S après-demain, quand
l'écriture devient source, plutôt 6. Le samedi 6 janvier 2007 à 06:21, par Berlol : Merci. Mais je ne crois pas que cet Alain soit A S, ou tout au moins le S auquel je pense. Et qui est le bienvenu, de toute façon ! |
| Jeudi 4 janvier 2007. Sashimi de cheval,
parachevant le stage.
Courses, sushis et dernières courses. Le tout à Ginza. Les sushis
font partie des expériences complexes et paradoxales qu'offre le Japon
— par exemple à des Français non avertis. Paradoxale parce
que tout roule à l'envers, dans le sushi, ou parce que tout
est déjà collé par des a-prioriz. Le soir, dernier nabe, au poulet, précédé d'un sashimi de cheval, parachevant le stage intensif de japonité qu'ont subi nos deux cobayes. Aptitudes au langage. Commentaires1. Le lundi 8 janvier 2007 à 18:53, par Manu : Ça devient difficile à suivre ! Tu ne préviens
plus qu'a priori de tes futurs changements dans les billets passés
! 2. Le lundi 8 janvier 2007 à 21:31, par Berlol : Merci pour les autres !... Je crois que ça dépend de l'agrégateur qu'on utilise. Bloglines, par exemple, affiche de nouveau un billet quand il a été modifié (re-posté). Si j'ai bien compris ce que tu m'avais dit, Netvibes ne le fait pas... C'est ça ? 3. Le lundi 8 janvier 2007 à 23:26, par Manu : J'essaye d'imaginer comment ça fonctionne. 4. Le mardi 9 janvier 2007 à 14:24, par christine : moi je récupère en ce moment les nouveautés
via les marques pages dynamiques de firefox, et là les post modifiés
ne réapparaissent pas non plus (je n'ai d'ailleurs pas le souvenir
que cela ait été différent avec bloglines que j'utilisais
auparavant) |
| Vendredi 5 janvier 2007. Poussières
générées par l'énorme.
Lever à 5h15, retour à 10h30. Rembobinage... Seul, une heure dans un train, j'avais tout de même
un peu retrouvé les délices des mondes parallèles... Commentaires1. Le vendredi 5 janvier 2007 à 08:40, par k : ehhhehhehhh regardez cela,www.imec-archives.com/pro... pris ma journée de vendredi 12 janvier, et le samedi une lecture de lonsdale, je penserai à vous,, vite vite c'est quand vendredi................ 2. Le vendredi 5 janvier 2007 à 16:34, par Alain : Je n'avais jamais pris le temps de lire ce journal, mais je suis très surpris aujourd'hui. Quelle belle écriture ! Comme une neige fine qui tombe doucement du premier au dernier paragraphe. Chapeau bas... 3. Le vendredi 5 janvier 2007 à 22:40, par Dominique Fromentin : un peu de mélancolie sied à son clavier 4. Le vendredi 5 janvier 2007 à 22:54, par caroline : Moi, j'ai un problème avec la machine à expresso De Longhi. Le réservoire d'eau fuit. je ne cmprends pas pourquoi; Évidemment, la garantie s'est envolée avec les paquets cadeaux. 5. Le samedi 6 janvier 2007 à 03:54, par Dominique Fromentin : c'est peut-être à cause du e en trop et de l'o
en moins ? 6. Le dimanche 7 janvier 2007 à 23:04, par Manu : On finit enfin par comprendre cette histoire de lapin !... |
| Samedi 6 janvier 2007. Percer stridemment
dans tous les bétons.
Réveillés tous deux assez tôt par des maux de nos gorges fragiles (et un peu de fièvre pour T.), nous ne pouvons guère nous reposer, d'autant que l'activité du chantier consiste maintenant à percer stridemment dans tous les bétons coulés en fin d'année. Fortes et longues pluies qui viennent le lendemain du départ de nos invités, alors que les mêmes trombes étaient tombées la veille de leur arrivée... Symétrie ? Parenthèses ? Quoi qu'il en soit, cela n'incite pas non plus à sortir. Accueil de Bikun pour deux semaines (pour lui éviter la noyade, le père de N. l'a conduit jusqu'ici en voiture). Lui, il connaît bien le Japon. Heureusement, car les cours reprenant cette semaine, avec les examens derrière, et même le cours de l'Institut à partir de samedi prochain, nous n'aurons guère de temps à lui consacrer. Mais je lui fais confiance. En clin d'œil à ma sœur, ce chou tricolore (marron, vanille, chocolat) de chez Angelina, notre dessert du jour. Entre la fièvre et les médicaments... La littérature vivra toujours, au moins tant qu'il y aura
des hommes, certains hommes et certaines femmes qui habitent
la littérature. Pour le reste,
on n'est sûr de rien... Commentaires1. Le samedi 6 janvier 2007 à 06:45, par Manu : お大事に 2. Le dimanche 7 janvier 2007 à 06:40, par un canard de la rivière : Bonne année à toi et aux tiens! 3. Le dimanche 7 janvier 2007 à 07:25, par Berlol : Merci d'apparaître et de tes compliments. Mes meilleurs
vœux pour 2007 ! Ta citation de Robespierre est... impressionnante. |
| Dimanche 7 janvier 2007. Métro
Singer en dadaïste.
Convalescence et repos. Le mal de tête continue une bonne partie de la journée, pas invalidant, ni déprimant, juste présent. Il s'en ira après la sieste. Tout de même sorti en fin de matinée, je suis passé à l'Institut franco-japonais où j'ai eu l'occasion de dire des vœux en français et en japonais, puis à Hanamasa pour acheter des tomates et du basilic, chez Becker pour du pain et des bretzels, à la papeterie pour des enveloppes par avion — je vais pouvoir envoyer quelques vœux par écrit en France, aussi. Pas mal d'heures à l'ordinateur pour du courrier, des lectures de blog et de presse, des compléments à mes billets, et aussi des enregistrements d'émissions de France Culture. Dans
Question d'éthique du 30 décembre, intitulé
Les limites morales de la liberté artistique, Monique
Canto-Sperber
revenait avec Marcela Iacoub sur l'exposition Présumés
innocents qui fait scandale des années après son événement
(en 2000,
l'émotion était plutôt locale), ou plutôt sur
le scandale actuel de l'orchestration de ce scandale par de nouvelles ligues
de vertu (on disait ça il y a longtemps...) — ou quand une ultra-minorité
fait la loi en se faisant passer pour prescriptrice de doxa. Hier, Histoire de Monelle de Marcel Schwob, dans la Fiction de Mauvais Genres... « Celle qui est perdue sitôt trouvée »... Célébrations de 2007, que choisir ? On a ces jours-ci du Walser partout (j'enregistre). Mes goûts me portent plutôt vers Madeleine de Scudéry, Pablo Picasso pour ses Demoiselles d'Avignon, Alfred Jarry qui partait. Mais aussi un petit pincement de tendresse pour des publications d'il y a cent ans : Arsène Lupin, gentleman cambrioleur de Maurice Leblanc et Le Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux. Super ! Génial ! J'espère que ce plan anagrammatique du métro de Paris fera le tour du monde ! En tout cas, je vois très bien comment s'amuser avec dans les cours de français. Merci à Gilles et à Philippe et à tous ceux qui font circuler l'information. J'ai des amis au métro Singer en dadaïste à qui ça devrait plaire... * * La justice s'acharne sur « Présumés
innocents », Commentaires1. Le dimanche 7 janvier 2007 à 13:23, par brigetoun : grand merci pour le Grand Cyrus, facile à consommer, et en fait on s'y embarque 2. Le dimanche 7 janvier 2007 à 15:53, par patapon : Bonne année à tous deux ! Génial, le plan de métro: j’ai fait toute une ligne sans me tromper - preuve, s’il en était besoin, que je suis et serai toujours un Parisien ! 3. Le dimanche 7 janvier 2007 à 18:35, par Berlol : Cher Patapon, nos meilleurs vœux pour toi et les tiens ! Tu auras très bientôt un courriel spécial... Ta ligne sans faute, c'était laquelle ? Parce que moi aussi, j'en ai réussi de bonnes séries... 4. Le dimanche 7 janvier 2007 à 18:48, par patapon : C’était Etoile- Nation (par Denfert) ! 5. Le dimanche 7 janvier 2007 à 19:55, par Berlol : Chapeau, oui, c'est une longue... de Soleil adulé téléchargé à Ô nanti !, par On rature derechef... |
| Lundi 8 janvier 2007. De nez en oreille,
de nouveaux verres.
Entendu sur France Info : une tempête de vent est passée
hier sur le Japon. C'est donc pour ça que notre linge étendu
dehors a séché si vite ! Encore du travail à préparer pour la fac. On va y
arriver... Des fois, ça m'attriste, d'être ici. Ça arrive en particulier pour des événements littéraires, surtout quand je suis sûr que personne ne les diffusera, ni à la radio ni sur un site perso ou dédié. Par exemple, ces Enjeux contemporains du roman, les 26 et 27 janvier à la Maison de l'Amérique latine, autour de l'essai de Viart et Vercier, avec de nombreux auteurs intéressants... Satisfaits de nos résultats, en laissant un peu pour ce soir, nous profitons du soleil et sortons marcher vers la gare de Tokyo, l'objectif étant la grande librairie Maruzen. Nous prenons quand même un peu le JR pour y être plus vite. Au rayon français, petit mais costaud, plusieurs nouvelles éditions des Contes de Perrault, utiles pour T. dont c'est la deuxième spécialité (après, ou avant, historiquement, les mazarinades). Pour moi, l'édition de poche de Dondog, peut-être le seul Volodine que je n'avais pas encore... La librairie, qui s'étend sur 5 ou 6 étages, abrite aussi une boutique d'opticien, spécialisée dans les problèmes des lecteurs professionnels, et notamment les professeurs, personnes qui doivent lire sur papier et sur écran, mais aussi sur le tableau noir (ou blanc) de la classe et voir les étudiants, soit 4 ou 5 distances et largeurs de champ différentes. L'an dernier, T. y avait reçu de bons conseils. Aussi y va-t-elle aujourd'hui pour en demander d'autres, et commander, de nez en oreille, de nouveaux verres — car les marchands de lunettes ont au Japon des diplômes d'ophtalmo. Ça prend bien une heure, une heure et quart, pendant laquelle je parcours tous les rayons de l'étage, divers livres français et espagnols, des revues de maison et de mode. Dans un coin, une baie vitrée donnant directement sur la gare... Dîner tôt au restaurant chinois Ren Ren Ren, près de Yurakucho,
d'où on voit partir et arriver tous les trains — signe avant-coureur
de mon départ demain matin. Très bon, assez créatif,
pas très cher. Puis retour à la tâche. J'en profite pour
peaufiner avec bravitude
le passage sur les sushis dans le billet du 4 janvier. Commentaires1. Le lundi 8 janvier 2007 à 11:15, par Dominique Fromentin : nous aussi, quelquefois, ça nous attriste d'être
ici, même si c'est l'autre ici de l'ici 2. Le lundi 8 janvier 2007 à 13:47, par christine : ... j'aurais bien "la vérité est ailleurs",
mais je ne crois pas que ce soit de Proust ! 3. Le mardi 9 janvier 2007 à 01:23, par Berlol : Bizarre ! Je viens de me rendre compte qu'il y a juste un an, le 8 janvier 2006, il avait aussi été question de problèmes de vue et de lunettes... Alors que c'est un sujet sur lequel je ne me focalise jamais. |
| Mardi 9 janvier 2007. Le Mont Fuji
aurait pu avoir été enlevé que je ne le saurais même
pas.
C'est reparti pour un tour de calendrier ! Rien de tel que les obligations professionnelles pour bien le faire sentir. Aller rejouer le hamster dans une roue qui couine un peu plus chaque année... D'avoir lu, vu des centaines de personnes vieillir n'est rien à côté de le vivre soi-même. Et pourtant, ça n'a aucun intérêt. Je le reconnais. Entre ceux qui s'en foutent (parce que plus jeunes), ceux qui se moquent (parce que plus âgés) et ceux que ça réjouit (parce que le royaume des cieux les attend), il n'y a pas moyen d'en placer une sur cette sensation du vieillissement... Une fois installé dans le shinkansen, je n'ai pas essayé
de résister, j'ai mis mon masque d'enrhumé — ce que je suis
un peu, mais c'est aussi pour qu'on ne me voie pas avec la bouche ouverte
— et j'ai dormi tout le trajet. Le Mont Fuji aurait pu avoir été
enlevé que je ne le saurais même pas. Ceci dit, il y a peu de
chance... Après, c'est boulot et une pause blogs. En tous sens, des nuées pas dénuées de sens...
Avec un peu de musique indienne, ça le fait d'autant mieux. Puis
l'émission Metropolis
sur Arte (merci, Christine !),
surtout intéressant pour la Roumanie et la Bulgarie, et un dossier
Beckett. Commentaires1. Le mardi 9 janvier 2007 à 14:57, par christine : pareil pour moi, le hamster dans la roue qui couine ... nous
devons être peu ou prou au même âge critique (je m'aperçois
ce disant que je ne sais pas quel âge tu as, que ta fiche dans bn-opale
plus est muette sur ce point et que même google sèche!) 2. Le mardi 9 janvier 2007 à 15:55, par Berlol : J'ai l'âge qu'avait Spinoza quand il est mort. Mais à sa différence, je n'ai pas encore écrit mon œuvre... Donc pas question de partir, je mets de l'huile dans ma roue qui couine. 3. Le mardi 9 janvier 2007 à 16:23, par christine : c'est d'ailleurs ce que dit Proust juste après dans le Temps retrouvé ... mettons de l'huile, donc (car, si mes calculs sont exacts, je ne suis plus jeune que d'une poignée de semaines) 4. Le mercredi 10 janvier 2007 à 03:55, par brigetoun : le concours des nuages m'a rappelé l'époque où à l'heure du déjeuner j'allais au Louvre pour regarder uniquement (ou presque) le traitement du ciel |
| Mercredi 10 janvier 2007. Du différend,
du connivent, donc de la diversitude.
Cours de lecture, ce matin, avec un texte sur la rémanence
du franc dans l'esprit des Français. Quoi qu'en disent les économistes,
qui s'autoproclament gens de confiance plus souvent qu'à leur tour,
la majorité des Français a constaté que le passage à
l'euro a accentué l'augmentation des prix. Cette inflation est évidente
pour moi qui ne viens en France qu'une ou deux fois par an (et quelques autres
dans mon cas avec qui j'en ai parlé) : à la différence
de ceux qui ne les voient pas augmenter d'un ou deux centimes chaque quinzaine
ou mois, je les vois faire des bonds d'euros à chaque semestre. Dans l'après-midi, beau soleil, je vais en vélo à la mairie d'arrondissement pour le renouvellement de ma carte d'étranger. Ça se passe sans problème, avec un employé d'une soixantaine d'années qui me dit avoir appris un peu de français quand il était à l'université — c'était pour pouvoir lire Le petit Prince, ajoute-t-il...
Beau crépuscule. À saisir : Commentaires1. Le mercredi 10 janvier 2007 à 08:03, par Dominique Fromentin : c'est ce que dit mon boulanger : la preuve que ça
n'a pas augmenté, c'est que le croissant est toujours à 0,90... 2. Le jeudi 11 janvier 2007 à 02:48, par christine : www.livreshebdo.com/actua... 3. Le jeudi 11 janvier 2007 à 03:05, par Berlol : Il me le devra bien... C'est vraiment des buses, à LH... |
| Jeudi 11 janvier 2007. Soi dans la
détente...
Soi dans la détente... Et plus tard, après le dîner et l'encore excellent Ce soir ou Jamais d'hier, après un petit complément au billet d'hier, ce paroxysme de tristesse, d'horreur et de... joie (le mot est difficile à prononcer, tout de même) — ou comment finir en beauté : « J'avais pourtant conscience d'avoir été
déchiquetée jusqu'à la moelle. Je relevai une paupière
que les hémorragies rendaient spongieuse et j'observai ce qui se déroulait
à l'extérieur de ma chair. Les tueurs avaient déjà
quitté les lieux. Jean était couché contre moi, défiguré,
geignant lentement, avec des coupures qui évoquaient des débuts
de vomissements. Il n'avait plus de mâchoire inférieure, sa
langue pendait sur le goudron luisant du trottoir. |
| Vendredi 12 janvier 2007. Une merde
de roman.
J'aime bien lire des lettres ouvertes quand elles ont un fond sincère
et un objectif précis. C'est le cas je crois de celle que Denis Robert adresse à François
Hollande, dans cette affaire dont les médias disent qu'ils parlent
trop et dont ils parlent en fait de façon trop spectaculaire, à
seule fin d'en éviter le fond (toujours intouché et protégé). « Théoriquement, avant d'entrer dans un livre, un critique devrait ressembler à un sportif n'entrant sur le stade qu'après s'être échauffé, étiré, décontracté et préparé psychologiquement. Au lieu de quoi, les critiques donnent souvent l'impression de s'élancer à contrecœur et de faire payer à l'auteur leur mauvaise préparation.» (Georges Picard, Tout le monde devrait écrire, p. 105) Après déjeuner avec David et travail au bureau, départ en shinkansen. Quintes de toux. Parce que l'air est trop sec. Je mets un masque, qui conserve un peu ma propre humidité et ça va mieux. J'ai même du mal à me réveiller à Tokyo... Quand ce type d'irritation de la gorge m'arrive, une image mentale de la zone se crée, surtout si je somnole. Ça ressemble à ces animations où l'on voit apparaître et progresser la désertification dans une région boisée. J'essaie de respirer à minima, de me ratatiner le bocal, pour que l'air qui passe n'élargisse pas la zone. Un jour, je mourrai d'une apnée antitussive... Allez, vaille que vaille, la Télévision m'attend !...
(Alors qu'on vient de voir l'hilarant From Dusk
till Dawn
(R. Rodriguez, 1996), avec Clooney et Tarantino...) Commentaires1. Le vendredi 12 janvier 2007 à 10:57, par Frédéric : Super, l'article sur Angot. 2. Le vendredi 12 janvier 2007 à 22:45, par Berlol : Bel amalgame ! 3. Le samedi 13 janvier 2007 à 00:54, par brigetoun : cela indique simplement une attitude face à la vie,
qui ne rend pas pour autant ses livres mauvais (ni le contraire). 4. Le samedi 13 janvier 2007 à 03:29, par Mauricette Beaussart : Monsieur Berlol, je vous ai répondu ici : etoilepointetoile.blogspo... 5. Le samedi 13 janvier 2007 à 13:47, par k : l'imec, c'était..........chiant comme la mort par moment, et ces secondes, quelques minutes fulgurante, lonsdale..........sansq voix, au propre comme au figuré, j'en suis ressortis. |
| Samedi 13 janvier 2007. Les lunettes
et la dégaine, peut-être.
Lever à 6 heures pour latter les visions... Rapide poulet-frites au Saint-Martin, après quoi je me recouche,
donc. Oui, vous lisez bien, je me recouche. Le rhume, les quintes de toux,
les levers à 6 ou 7 heures toute la semaine... Tout ça fait
que je me recouche jusqu'à 16 heures. Avec la bénédiction
de T. Quand T. revient d'un congrès de dixseptiémistes, consacré aujourd'hui à la Fronde, nous regardons un dévédé d'un Double Je (celui du 27 octobre 2005), pour y voir Kazuo Kiriu parler de Balzac. J'y retrouve le ton passionné non dépourvu de condescendance de Bernard Pivot devant la « folie » que constitue la numérisation intégrale d'une œuvre. Mais passons. Kiriu, très calme, explique notamment comment il a rencontré Balzac, dans un Japon pauvre et se relevant difficilement de la défaite, et pourquoi La Peau de chagrin est son roman préféré. Je m'en souviendrai... |
| Dimanche 14 janvier 2007. Commande,
ça bascule tout seul.
Enfin un jour sans aucune obligation sociale. Un jour à monter soi-même. « La dureté des temps, des conditions de travail ou l'angoisse du chômage rendent recevable l'excuse de prendre la culture par son versant le plus aisé. Comment ne pas comprendre que l'on puisse manquer d'ambition intellectuelle après une journée d'usine, de bureau ou d'ANPE ? J'ai connu de ces périodes découragées et décourageantes où le journal ou la télévision ont plus d'attrait qu'un livre. Alors, étant au plus bas de moi-même, l'angoisse enlevait toute saveur à ma vie. C'est que j'avais goûté auparavant à des substances intellectuelles prodigieusement roboratives, notamment à ces livres qui obligent le lecteur à poser sur l'existence un regard métamorphosé. Pour les personnes n'ayant jamais connu cette expérience bouleversante, lire un livre n'est rien de plus qu'un moyen de passer le temps ou de se changer les idées. Comment leur suggérer que la littérature possède des pouvoirs bien plus déterminants sans leur donner l'impression qu'on agite de façon grandiloquente des idées théâtrales ? » (Georges Picard, Tout le monde devrait écrire, p. 112-113) Travail de bureau en matinée. En soirée, film Les folles Années du twist (Mahmoud Zemmouri, 1983). Un film dont je crois bien n'avoir jamais entendu parler. Peut-être est-ce à cause de son titre trompeur ? Film algérien, ou franco-algérien, puisqu'à cheval sur les deux périodes (1959-1962), plein de subtilité comique et de détails historiques ayant juste la bonne dimension pour ne pas alourdir l'intrigue, pour ne pas traiter indignement un sujet — la Guerre d'Algérie — encore très largement intouché en 83. Preuve de l'intérêt qu'il suscite spontanément : T. me pose plein de questions sur les Pieds-Noirs, les militaires, la co-présence de la mode yé-yé et des préceptes musulmans... Je réponds comme je peux, pas toujours brillamment. Librairie
Tiers Livre, et pourquoi pas ? Commentaires1. Le dimanche 14 janvier 2007 à 09:01, par F : merci de ta confiance - les centimes de la ristourne te seront défalqués lors de la prochaine rencontre au sommet au moment de payer le verre de vin blanc - reste que voilà un Bergou de plus dans la nature et c'est ça l'important - un des pbs c'est quand même que les livres qu'on aime on a de + en + de mal à les trouver en rayon - je me dis même que t'aurais le même genre de page avec les livres évoqués dans le jlr je prendrai certainement pas tout (non non, je te dis pas lesquels je prendrais pas), mais j'aurais certainement fait le clic direct pour l'Ossuaire (je l'ai pas chez moi, alors que depuis 15 jours je sais que je dois l'acheter), Sevestre et quelques autres 2. Le dimanche 14 janvier 2007 à 15:04, par Berlol : Ça me trotte... 3. Le lundi 15 janvier 2007 à 03:41, par brigetoun : un rien catastrophique cette nouvelle, je me suis lourdement attardée dans cette librairie, et avec un résultat qui n'était pas au programme 4. Le lundi 15 janvier 2007 à 07:23, par Berlol : Lequel ? Vous n'avez pas acheté de livres ? 5. Le lundi 15 janvier 2007 à 17:22, par Manu : J'imagine plutôt le résultat contraire... Plus de livres achetés que prévu ? 6. Le lundi 15 janvier 2007 à 23:33, par brigetoun : huit alors qu'il serait sage actuellement de me limiter à relire 7. Le mardi 16 janvier 2007 à 01:13, par Berlol : Ça veut dire que ça marche grave, la Librairie Tiers Livre ! Il faudra en faire reconnaître la dangerosité pour le porte-monnaie... 8. Le mardi 16 janvier 2007 à 05:39, par Manu : J'avais raison ! |
| Lundi 15 janvier 2007. Du temps en
pleine révolution.
Vu enfin Ce soir ou Jamais de jeudi dernier, sur les truands, les mafias, etc. Intéressant, sans plus. Sur le blog La
Littérature, ma réponse à un commentaire considérant
nocive l'initiative libraire de François Bon : « En
parler, c'est bien. L'utiliser, c'est mieux ! Pourquoi je la copie ici ? Parce qu'elle sera un jour une pièce à conviction dans le procès sur la catastrophe de l'édition française. Parce que je pense personnellement que ce n'est p |