Des années de bons et loyaux poulets-frites

jeudi 31 décembre 2015, à 23:59 par Berlol – Enregistrer & partager

Saru 2016

À mes amis de plusieurs continents, j’adresse mes meilleurs vœux pour l’année 2016 avec ce singe très ancien et très en forme ! Profitons-en car le prochain, dans douze ans, COP21 ou pas, n’aura peut-être pas cette silhouette athlétique, à moins que ce soit moi…

Mon bilan de 2015. Priorité à la recherche – dans un contexte universitaire d’écrasement par les charges administratives. Préparé depuis 2012, le colloque Mazarinades, nouvelles approches, en juin dernier, a été, de mon point de vue, une grande réussite. À la fac, j’ai enfin pu faire un cours de français avec un ordinateur en wifi, il y a deux semaines. Comme enseignant de littérature, j’ai eu le bonheur cette année de faire étudier Quartier perdu de Modiano, les Lettres de mon moulin de Daudet, Peste & Choléra de Patrick Deville et, en bémol, L’empire des signes de Barthes. En privé et culinairement, j’ai le regret d’annoncer qu’après des années de bons et loyaux poulets-frites, le Saint-Martin, l’un de mes hauts lieux de Kagurazaka, a fermé ses portes en novembre. Pour le reste, je suis désolé de constater le mauvais coton que file le monde – et qu’après plus d’un demi-siècle je suis toujours incapable d’avoir une bonne influence sur lui.

Parmi les livres lus ces derniers mois : La 7e fonction du langage de Laurent Binet (jovial, intelligent, iconoclaste, léger manque de finesse stylistique, si je puis me permettre), Réparer les vivants de Maylis de Kérangal (lyrisme empathique parfois lourd, documentation parfois trop ramenée, fin accélérée ou raccourcie, je ne sais pas mais c’était dommage), L’écrivain national de Serge Joncour (histoire de peu en apparence, contient un art littéraire, mais encore une fin ratée, en fait y’en a pas…), Les initiés de Thomas Bronnec (oui, de Bercy à l’Élysée on nous cache tout, et le Trésor n’est pas pour le peuple, OK mais sans catharsis c’est plus un docu-fiction qu’un roman noir).

Pour le menu de 2016, du Zola en entrée (cours sur Au bonheur des dames à l’IFJT), encore de la mazarinadologie en plat principal (j’y reviendrai), et molo sur les desserts si je veux perdre enfin deux kilos. Le tout accompagné d’une ferme et définitive fermeture des commentaires parce que franchement ce temps-là est révolu…

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Publié dans le JLR


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