Poids et mesures sont pipés

mercredi 15 avril 2009, à 23:59 par Berlol – Enregistrer & partager

Premier cours de lecture / prononciation / phonétique de 2e année. La question est toujours : comment leur vendre la nécessité d’apprendre l’alphabet phonétique ? Qu’ils en soient, là, tout de suite, convaincus. En leur montrant que ce n’est pas un auxiliaire de connaissance de la langue, mais un moteur. Que son utilisation réussit à produire une compréhension motivante là où les exercices de discrimination et répétition orales n’ont au mieux installé qu’une habitude pavlovienne.
La réponse n’est pas toujours évidente. Pour cette fois, je dirais… 80 % de réussite.

Déjeuner d’un panini sur un banc du parc, devant la fontaine, avec Andreas.

À la radio, il est beaucoup question de Maurice Druon. Paix à son âme. Ou bon débarras. C’est selon. Désolé pour ses proches. Pour ma part, je ne le connais guère, et n’en admirerais, a priori, que le Chant des partisans, qui n’est pas seulement de lui.
Mais je remarque, et c’est déplaisant, qu’il y a vraiment deux poids de mesures dans les médias dits audio-visuels. La presse papier a fait son boulot, le web aussi, mais il n’a pas du tout été question d’Henri Meschonnic dans les journaux télé et radio. Alors qu’à mon avis, Meschonnic est immensément plus important pour les langues, la littérature, la poésie que ne le sera jamais Druon.
Poids et mesures sont pipés. Pour la radio et la télé, une chanteuse pop, un acteur sexy ou un barbon de l’Académie française aura toujours plus de surface médiatique qu’un grand linguiste poéticien et poète.   C’est regrettable, décevant.

Je mets mon mouchoir là-dessus et je maudis les médias audio-visuels.

Passage à l’Alliance pour recevoir une dédicace que Serge Pey avait laissée pour moi avant de partir à Kyoto, sans savoir qu’on se reverrait le vendredi à Tokyo.
À l’appartement à 17 heures pour attendre deux déménageurs qui viennent récupérer une bonne trentaine de cartons repliés. Ils téléphonent à 17h02 et sont là à 17h17. Ce qui fait que je suis libre tôt pour aller au centre de sport, juste à côté.
Et retrouver le plaisir de transpirer en pédalant, cette fois avec le Voyage à Rodrigues qui élargit et décode une bonne partie du Chercheur d’or, avec un tout autre point de vue.

Une résurrection.
Tout en regardant encore une fois Hiroshima mon amour, pour repérer des passages à étudier image par image, je parviens enfin à restaurer le système de mon ordinateur portable — qui date de 2002 ! Pas utilisé pendant des mois, le rallumage, il y a deux semaines, s’était avéré problématique : le safe mode s’imposait — mais pour faire quoi, sans idée de ce qui clochait et sans connexion ?…
Ce soir, en lisant bien le message d’une boîte surgie au démarrage du safe mode, je vois qu’il est possible de restaurer un état antérieur. Remontant le petit calendrier qui affiche les dernières modifications, je décide d’essayer la réinstallation de l’état d’avant l’installation automatique du dernier service pack de Windows. Et ça marche !… Et c’est même mieux sans connexion, sans doute. Je vais désactiver les mises à jour ; sur cette machine, ça ne sert plus qu’à créer des pannes.

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Publié dans le JLR

3 commentaires

  1. F

    tu le ferais pas, une fois de temps en temps, nous donner le détail d’un cours que tu fais ? comme là sur Hiroshima?

  2. Philippe De Jonckheere

    Ton ami Henri Meschonnic n’a pas été ministre de la culture sous Pompidou aussi. Et ne crois-tu pas qu’il pas qu’il n’aurait pas nécessairement goûté les honneurs de la république avec messe d’enterrement aux Invalides et discours du président des otaries de droite.

    Je dis cela mais c’est uniquement pour te consoler de ta juste peine.

    Amicalement

    Phil

  3. Berlol

    Pas nécessairement, non, en effet. Tu as parfaitement raison !
    La discrétion lui seyait bien plus.
    Je ne sais pas quelle mouche médiatique m’a piqué.