Pathétiques ébats de mouches déjà

jeudi 28 juin 2012, à 23:59 par Berlol – Enregistrer & partager

Suite à lecture d’un tweet de Janick Magne, comme souvent, et toujours à remercier pour sa veille scrupuleuse, j’ai repris l’info en soulignant ce qui importe vraiment et mortellement : le niveau de radiation et l’impossibilité de la présence humaine.

Attention : 10.000 mSvt/h à #Fukushima « fatal for humans within 50 minutes » #MeltDown #FusionDuCoeur #RobotsOnly http://www3.nhk.or.jp/…

À côté de cela, mes activités ou vos activités d’aujourd’hui, d’hier ou de demain, c’est sans intérêt, vain et futile.

Les redémarrages de centrales prévus au Japon sont criminels.

Les négations européennes et américaines de la gravité de la situation nucléaire au Japon sont criminelles.

L’amusement des peuples par le football et le tennis, ou le pénis, sont aussi des crimes de ceux qui organisent ces rideaux de fumée. La goguenardise obtuse de ceux qui s’amusent bien n’est pas un crime – mais de pathétiques ébats de mouches déjà prises dans une eau poisseuse de sucre ; ils ne le savent même pas, ils ne voient rien, ils ont été hypnotisés ou lobotomisés, dès la naissance ou peu après.

Et alors ? Ma journée de mouche à trois cours ? J’ai donné trois cours de mouche à des moucherons ; nous avons appris à spatialiser une maison ou des objets de la maison, et qu’en France il y a un rez-de-chaussée qui ici est déjà le premier étage, nous avons appris à accorder à l’oreille des adjectifs possessifs et des adjectifs qualificatifs, nous avons appris comment les Nazis et les Français collabos faisaient pour dénicher les derniers Juifs de Paris, mais aussi comment Depardieu a piégé un tourne-disque pour tuer un officier Allemand. Notre enthousiasme de mouches nous a fait oublier quelques instants que nous sommes au pays de Fukushima. Chaque jour, nous essayons de l’oublier un peu. Mais chaque jour, les radiations reviennent nous hanter. Et spécialement aujourd’hui quand nous apprenons jusqu’où va la malhonnêteté de Tepco, des politiques et du lobby pro-nucléaire et industriel japonais qui continuent à demander la réouverture des centrales et l’augmentation du prix de l’électricité en faisant mine d’ignorer que chaque jour il y a une flash mob de plus de 40.000 personnes qui manifestent sous les fenêtres du premier ministre, ce dont les médias ont l’interdiction absolue de parler, comme en Corée du Nord.
Et ma journée, elle est morte.

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Publié dans le JLR

2 commentaires

  1. francecreactive

    les chances d’éviter l’explosion ultime à fukushima sont faibles et celles d’échapper aux radiations sont nulles : Janick Magne (Europe ecologie)veille au Japon pendant que Eva Joly s’occupe de corruption en Afganistan …
    Que faire … quel cap … où est le pilote ?

  2. magois patrick

    Le monde est un chaos que l’homme a engendré et il est presque impossible de s’échapper. Tout est fait pour comme les trains, nous ne puissions faire de détours. L’indépendance et la liberté ont un prix qui marginalise ceux qui y croient. De tout temps nous avons connu par les histoire ces gens qui contre vents et marée, ont cru à leurs idées, fussent-elles criminelles.
    L’argent, puissance que tout le monde possède au moins un peu, si peu, où tant et tellement, qu’il broie celui ou celle qui refuse d’y croire comme au temps des missions chrétiennes. Les siècles ont changé les outils, mais la finalité reste encore la soumission morale, psychologique des peuples. La non information, la suspicion du complot occupe les esprits. Pendant ce temps ils nous concoctent ou fin fond de leurs bureaux ministériels, d’ambassades, l’impensable, le déraisonnable. L’homme est capable de tout, surtout du pire.
    Les conseil des sages ne vaut rien pour ces gens là, qui se croient immunisés de tout ce qui nous infligent. Ils viendront pleurer devant les caméra qu’ils n’avaient pas cru, pas compris, sous estimé, mais le mal comme la fission nucléaire n’est faites que d’étapes qui se suivent sans jamais s’arrêter.c’est la spirale atomique.
    Ce ne sont pas des idées noires que de dire tout cela. C’est être conscient que notre monde appartient plus à certains qu’à d’autres.