Journal LittéRéticulaire de Berlol
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Littéréticulaire : néol., adj. (de littéraire et réticulaire), propriété d'un texte où s'associent, aux valeurs traditionnelles et aux figures classiques du texte littéraire, les significations et effets de sens provoqués par les liens hypertextuels au sein d'un réseau (l'internet par exemple), qu'ils aient été voulus ou non par l'auteur.







Juin 2006

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Jeudi 1er juin 2006. Y arriver, entre guillemets.

Voilà, c'est un peu raté. Je voulais faire un truc nouveau — me coucher tôt et écrire, une fois par semaine, le vendredi matin, mon billet de la veille sur le balcon en profitant du soleil matinal et du chant des petits oiseaux. Avant que la chaleur atteigne 28 degrés. Et me voilà à six heures devant une grisaille qui n'engage pas à déplier le fauteuil de camping. Les petits oiseaux sont là mais il faudrait que j'aille enfiler un pull et un pantalon (même si 22, c'est toujours mieux qu'en France). Sinon, le portable était prêt, avec la connexion sans fil. J'avais réussi à me coucher à 23h30, juste après avoir vu le film du jeudi (Compte à rebours mortel, avec Stallone) en lisant des blogs — parce que sans rien faire d'autre, le film du jeudi soir, ça fait un peu perte de temps... À la fin, on ne sait pas si ce qui est mortel, c'est le compte ou le rebours (en anglais, c'est D-Tox).
Mais bon, c'est une habitude à prendre. C'est aussi pour voir si l'écriture du billet le matin change de l'écriture du soir. Donc il faudrait un peu de régularité — profiter de l'unité sociale qu'est la semaine pour mettre le vendredi matin à profit. Au lieu de le subir.

Avant de parler d'édition contemporaine, un beau voyage dans le demi-siècle, avec le site d'Henri Thyssens sur le mystère Robert Denoël — comment et par qui l'éditeur a-t-il été assassiné en 1945 ?... Enquêtes, documents, témoignages sur le panier de crabes. De quoi perdre au moins une heure.

Marre d'entendre le discours poseur de l'honnêteté intellectuelle sur la publication. Il y a dix ans encore, j'aurais applaudi des deux mains devant cette « hygiène » de l'auteur qui propose son livre à une autre maison que celle qu'il dirige. Aujourd'hui, je trouve que ça a un fumet de tartuferie et de tortillement du cul. Alors qu'il est question d'auto-édition en ligne, de création littéréticulaire et de notoriété directe par le blog lettré, et même s'il y a à boire et à manger dans la jungle de ceux qui prétendent écrire, tout ces beaux discours d'éditeurs obséquieux sur la probité dans un pâté de maisons parisien qui fait semblant de ne pas avoir l'internet, ça me paraît d'une bêtise... anachronique (tiens, ça m'évitera de dire des gros mots).

Alain Veinstein : « C'est dur quelquefois de mélanger les rôles, d'être auteur et éditeur ?
Catherine Guillebaud  : — C'est assez difficile. Il faut, je crois, cloisonner. En tout cas, moi, c'est ma façon d'y arriver. Enfin, d'y arriver, entre guillemets. Mais je n'aurais jamais pu imaginer d'être publiée dans la maison que je dirige. C'était pour moi une sorte d'hygiène mentale.
Alain Veinstein : — Vous avez besoin de l'œil de l'éditeur sur ce que vous écrivez ?
Catherine Guillebaud : — Ah, oui, j'en ai besoin. J'ai tout à fait besoin de la lecture amie, pas forcément amie, d'ailleurs, critique, assez sévère, mais qui évidemment me renvoie à mes manques, à mes difficultés... Voilà, oui.» (dans Du jour au lendemain du 1er juin)

Arte et JFM, ne lisez pas ce paragraphe, ça va vous faire du mal.
À propos du conditionnel passé à la première personne, on a eu de beaux échanges au séminaire de cinéma. Une étudiante qui va préparer son rapport de fin de semestre sur le couple réalité / idéalité dans Les Poupées russes a demandé à connaître en détail les répliques de la scène de la rue aux proportions idéales. Je ne les recopie pas mais, en gros, Xavier imagine Célia, la top-model, et lui derrière, marchant au ralenti dans la rue de Saint-Pétersbourg dont William lui a dit qu'elle était aux proportions parfaites (25 × 25 × 250 mètres), champ-contrechamp Célia-Xavier (avec un décalage horaire que trahit l'ombre des bâtiments, c'est pas raccord, mais bon...). Et en voix off quelque chose comme : « J'aurais adoré passer tout mon temps à regarder le mouvement de sa jupe... j'aurais pu y passer la vie entière...», avant le « Mais... c'est pas possible de vivre comme ça...» du basculement dans le discours réaliste : « Éh, grosse connasse !, elle est moche, ta rue...»
Et moi de dire aux étudiantes que la fonction du conditionnel passé, c'est précisément d'informer tout de suite que quelque chose n'a pas eu lieu, n'a pas été possible, qu'on est dans l'ordre du regret — mais d'un regret rhétorique, voire jésuitique, ça, je l'ajoute maintenant.

Mine de rien, un grosse connasse comme ça, ça va générer du trafic...

Commentaires

1. Le vendredi 2 juin 2006 à 08:39, par arte :

Puis-je avoir un entretien personnel avec l'étudiante qui prépare son rapport sur le couple Réalité / Idéalité ? (à des fins purement pédagogiques).

2. Le vendredi 2 juin 2006 à 14:35, par Berlol :

Tu as lu quand même...

3. Le vendredi 2 juin 2006 à 17:33, par JFM :

Ca s'appelle Stress B with C-500, une gélule par jour, au matin. La boîte fait 30 gélules, soit un mois (en février, super cool). En plus, pour le midi, e-sam (ou sam-e, j'ai oublié, je n'ai pas l'emballage près de moi et pas envie de me lever), ça améliore les articulations et l'humeur. Avec ça, on peut lire Berlol, écouter France-Cu et rester zen.

4. Le samedi 3 juin 2006 à 07:29, par Berlol :

Je pense qu'Arte a bien noté les références des produits...



Vendredi 2 juin 2006. De Shit à Bally, en passant par Hole.

Après l'écriture du billet d'hier ce matin, allé au centre de sport. Lecture de Volodine. J'essaie une machine de marche montante qui, à la différence des machines de marches (steps) avec lesquelles chaque pied reste dans son plan vertical, articule en deux dimensions le mouvement des jambes. Il y a même des bras qui vont et viennent en sens inverse du mouvement des pieds, que l'on peut tenir pour forcer le buste et le bassin à mieux participer au mouvement. En dix minutes, on y transpire comme dans la jungle... La sueur dégouline lentement le long des tubes, non au goutte à goutte mais continuement, pour aller former autour de chaque pied de la machine un cercle liquide qui fait penser à la fin à une construction sur pilotis.

« Je rêvais que je me dirigeais vers les sources de l'Abacau et que je les avais dépassées, dit-il. On ne trouve plus un seul Indien à cette hauteur. Même les Jabaanas ne fuient pas si loin. Même les Cocambos. La pirogue se balançait. L'eau couverte de plantes pourtant ne frémissait pas. J'avais atteint un lac, un grand lac. La nuit s'achevait. Je tremblais de fièvre. Quand je fouillais dans les replis de mon esprit afin de savoir qui j'avais été, j'extrayais des guenilles boueuses qui semblaient surtout avoir appartenu à d'autres. Je me salissais à ces souvenirs sans les comprendre. Je savais qu'on m'avait tué après un long interrogatoire, qu'on m'avait tué au bord d'un fleuve, qu'on m'avait tué dans la forêt puis laissé dériver dans les marécages, qu'on m'avait tué au fond d'une cour puis jeté à l'eau...» (Antoine Volodine, Le Nom des singes, p. 74-75)

Déjeuner au Downey avec David. Pour reprendre le kilo perdu ?

Shinkansen et notes beckettiennes.
De Shit à Bally, en passant par Hole, c'est le chemin qu'empruntent Moran et son fils. Je les traque à mon tour pour le cours de demain matin... Pas le temps de faire autre chose.
Saviez-vous que Moran compare Bally à Isigny pour la prétention de ses habitants à être au bord de la mer, au point de se nommer Isigny-sur-Mer ? Mais saviez-vous qu'Isigny était l'origine de la famille Disney ? Que c'était un Hugues d'Isigny parti avec son fils à la conquête de l'Angleterre (1066), tels Moran et son fils traversant la tapisserie de Bayeux, puis leurs descendants montés en Irlande, d'où un Elias et son fils Robert migrèrent aux États-Unis (1834) ?
Sûr que dans les chaussures de Mickey Mouse, ça sent le camembert !...

« Quelquefois je souriais, comme si j'étais mort déjà (Samuel Beckett, Molloy, p. 183)


Samedi 3 juin 2006. Ma hache dans la souche.

Lever à 6h30 pour réviser mes notes et pour un départ, moi aussi. J'accompagne Moran et son fils, ils sortent de la maison, puis de Shit, se mettent en route, vers Ballybaba pour atteindre Bally. Je suis en colère moi aussi et je voudrais aller planter ma hache dans la souche au fond du jardin : les chenilles ont bouffé absolument toutes les feuilles du citronnier — une misère, du jamais vu. Je me demande s'il pourra survivre, sans ses surfaces chlorophylliennes convertissantes. Voilà où mène le laxisme défendu par T. ces dernières semaines. Ce n'est pas de sa faute. Nous le saurons pour la prochaine fois — ou pour le prochain citronnier...
Je retourne à mes deux moutons. Ils marchent quelques jours sans se faire voir avant que Moran soit atteint du syndrome de Molloy, qui attaque les jambes, qui était déjà présent dans la volonté d'attacher son chapeau (172), dans celle d'avoir un couteau (177), dans les prétéritions velléitaires (178, 180), dans l'obligation d'écrire un rapport (180), de vider ses poches (192), de se traîner sur une éminence dantesque, d'assassiner un type, d'avoir une bicyclette, etc. — dans tous les détails de la combinatoire de la première partie, qui reviennent combinés autrement dans la seconde.
Du coup, je les précède à grandes enjambées pour aller raconter tout cela à mes étudiants de l'Institut franco-japonais.
Le problème, c'est de savoir ce que l'on doit faire de Molloy, une fois trouvé (185). Moi aussi, ça fait longtemps que je l'ai trouvé, Molloy. Je l'ai retourné de tous les côtés. Je n'ai rien trouvé sur la marche à suivre, ni sur la finalité. Peut-être juste transmettre...

Grande première : T. et moi allons au Saint-Martin avec nos vélos — ce qui amuse beaucoup Yukie. Puis, pleins d'agneau, de salade et de nougat glacé qui se convertiront en énergie, nous sommes allés affronter les rues, les trottoirs, les piétons, les autos, tout ce qui fait le charme de Tokyo avant d'arriver à un parc où pédaler en liberté. Trouvant bien l'équilibre et reprenant de l'assurance, T. s'amuse bien. Elle a appris l'arrêt d'urgence, en posant bien un seul pied, mais complètement, plutôt que les deux, du bout, ce qui ne donne aucun équilibre. Elle a passé des vitesses. Après le jardin Kita-no-Maru Koen, nous sommes allés à Jimbocho où j'avais l'intention de m'acheter des chaussures et des pantalons d'été. Ce que j'ai réussi à faire sans avoir besoin de toucher à mes stock-options — et mes chaussures, c'est des chaussures de bateau (les bleues étaient trop usées).

La course du lièvre à travers les champs (R. Clément, 1971), pour accompagner le dîner. Un collègue a prêté à T. un dévédé sur lequel ce film a été transféré. Tisa Farrow ressemble étonnemment à sa sœur Mia. Elle a peut-être même de plus grands yeux. Pour mieux manger l'écran, mon Trintignant ! Lui aussi, ce Tony, il traverse sa vie poursuivi sans la vivre, ne sachant ce qui lui arrive et faisant mine d'en être le meneur. Jusqu'à trouver in extremis un copain pour jouer aux billes.
Le destin est un gitan ou une majorette... Couteau ou baguette, même Damoclès.

Commentaires

1. Le samedi 3 juin 2006 à 23:52, par Manu :

Je connais ces chaussures, mais je voulais les revoir une dernière fois, ce qui m'a valu de devoir trafiquer l'URL.
Ton lien est cassé !

2. Le samedi 3 juin 2006 à 23:55, par Berlol :

Ça y est, c'est réparé. Il manquait le nom de domaine...



Dimanche 4 juin 2006. C'est à deux le grand air.

Un haut, un bas, un haut, ça suffit pour un jour.

Le long haut, de 11 heures à 4 heures, c'est à deux le grand air de Tokyo en deux roues. Des rues désertes, puis un secteur d'avenues impériales ouvertes à toutes sortes de bicyclettes. Un espace de location gratuite y est même joyeusement entretenu par une association de cyclistes japonaise ; au menu, des vélos de toutes tailles et de tous styles, y compris des tandems (Cf. n°7). On essaiera un autre jour, car à ce moment-là de la balade, on commence à avoir un peu mal aux fesses...

Sur les avenues, T. passe la sixième pour quelques pointes de vitesse qui nous mettent la Tour de Tokyo à moins de dix minutes, même si ce qu'elle préfère ces jours-ci, c'est maîtriser la lenteur, l'évitement des piétons sur les trottoirs, le jeu avec l'équilibre de son corps. Qui vient des abdominaux, dira-t-elle finalement. On se demande pourquoi cet espace, que Lionel m'avait signalé l'an dernier, n'est pas plus connu. C'est aussi que les périodes de réel bien-être climatique ne sont pas si nombreuses. D'ici deux semaines, ce sera la saison des pluies, puis les chaleurs de l'été... Pas sûr qu'on sorte nos roues jusqu'ici avec la même joie.
On déjeune dans un restaurant peu recommandable, le Levante, dans le Tokyo Forum, alors qu'il y a sur le parvis une immense brocante comme j'en ai rarement vu. Puis on retourne chercher nos vélos. On rentre en passant par Ginza pour acheter du pain chez Dalloyau et de la confiture chez Meidi-ya. Sportifs, oui, mais pas sans jugeotte. On aura même quelques macarons pour un petit thé de débriefing à la maison.

Le bas, profond, béant, le bât qui blesse, qui me fait rentrer à la maison les yeux embués et les poings serrés, c'est le film d'Ousmane Sembène, Camp de Thiaroye (1988), que je voulais voir depuis longtemps et qui passe à l'Institut à 17h30 (cycle Un été africain au riche programme). Un film très impressionnant sur cette affaire, sur ce massacre, sur cette ignominie. On en sort avec l'envie de changer de couleur, l'envie de changer d'ancêtres. Moins de 15 personnes dans cette salle pour voir combien étaient ignobles et indignes ces officiers coloniaux français et blancs, pour essayer de se figurer en deux heures trente le point auquel ils étaient racistes, et le point auquel ces tirailleurs noirs étaient confiants et respectueux — ce que Sembène réussit avec vigueur. C'est à crier. Si Indigènes est aussi fort que Camp de Thiaroye, je souhaite vivement qu'il ait moins de censure et plus de succès...

Insulte toujours les éditeurs ! Si tu ne sais pourquoi, eux le savent.
Le haut, ce qui redonne de l'espoir, c'est d'autres colères, les colères d'autres. Aujourd'hui celle de Chloé Delaume. Je disais dimanche dernier qu'elle devait se sentir mal après l'Arrêt sur images. Et il y avait d'autres choses qui couvaient. Je la suis, Chloé. Je te suis, Chloé. Cette fois, c'est Léo Scheer qui morfle. Pour différentes raisons, et des bonnes, qu'il n'est pas inutile de mettre sur la place publique. Sa création d'une revue littéraire ne m'avait pas du tout convaincu, en 2004. Chloé en sait beaucoup plus long que moi. Je le regrette pour elle. Et suis content que toutes ces choses ne me salissent pas.

Et puis un mystère. Où est passée Caroline Leboucq ? Son blog Cousu-Main est-il piraté ? Remplacé par une liste de pubs et de sites douteux, en anglais... N'est-ce qu'un problème technique ? Caroline, si vous passez par ici, donnez de vos nouvelles !

Commentaires

1. Le dimanche 4 juin 2006 à 10:01, par arte :

Caroliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiine

2. Le dimanche 4 juin 2006 à 12:17, par Bartlebooth :

J'ai connu Aline Maupin au lycée. J'ai même des photos compromettantes (que je vendrais au prix d'un croque-madame). Je peux aussi corriger une grosse erreur biographique (le comble concernant une biographe !) sur la page qui la présente sur le site du Dr Olive.
Plus passionnant : pour ceux qui ont été intéressés par Hélène Bessette, dans la nouvelle collection de Mademoiselle Rose chez le dr Olive paraîtra fin août un inédit, son "roman bergmanien", Le Bonheur de la nuit. Ses autres livres, introuvables aujourd'hui, devraient y être republiés. Elle est trop morte pour pouvoir en souffrir, on pourrait sinon parler de malédiction, mais sait-on jamais ce qui peut arriver avec le retour des morts-vivants...

3. Le dimanche 4 juin 2006 à 13:17, par Dominique Fromentin :

suis aussi allé lire blog CD, quelle tristesse de tomber à ce niveau de ragots de concierge

s'il y a des désaccords littéraires ou intellectuels, on gagne plutôt à les dire en face, non ?

4. Le dimanche 4 juin 2006 à 16:50, par Berlol :

Oui, cher DF, c'est un bas que je convertis en haut. Si c'était ma concierge, je n'en parlerais pas. Mais les ragots touchent ici à ce qui est au cœur de ma sensibilité comme de la vôtre, à savoir la littérature et les livres. Je suis sidéré de voir que de grands auteurs ou des œuvres majeures peuvent sortir des mains de gens à qui je ne confierais pas la surveillance de mon vélo. Autant qu'il m'en souvienne, les pratiques des éditeurs m'ont toujours déplu. La concurrence intellectuelle dans laquelle ils se mettent avec leurs auteurs, voire leur morgue supérieure (de Gallimard à Lindon, parfois, hein !), déplacée et vile, n'est-elle pas le signe de leur profonde frustration ? De leur complexe d'infériorité par rapport aux créateurs qu'ils briment ou harcèlent ?
Quant à dire les choses en face, je crois bien que les exposer de la sorte dans le réticule revient à beaucoup plus fort. Si tout le monde avait le courage de dire tout haut ce que des rumeurs colportent dans les caniveaux, cela ferait peut-être réfléchir les malfaisants qui veulent marcher fièrement.

5. Le dimanche 4 juin 2006 à 21:52, par Dominique Fromentin :

vraiment je ne suis pas d'accord, il n'y aurait plus rien qu'une sorte de Canard Enchaîné généralisé
les anecdotes pullulent sur ce monsieur au portefeuille garni par les Rothschild, ses exagérations, ses soudoiements, mais vraiment ça ne m'intéresse pas
laissons le caniveau à ceux que ça amuse
reste à savoir si votre beau vélo rouge tout neuf vous le prêteriez à Bernard Wallet, POL, ou même au couple Fillaudeau : votre "toujours" m'amuse
lisez le dernier numéro de Lignes "Situation de l'édition et de la librairie" publié par le même monsieur cité plus haut : ça vaut mieux que les histoires de croque-monsieur

6. Le dimanche 4 juin 2006 à 21:54, par caroline :

Je l'ai euthanasié, le blog. Geste de colère contre moi-même. Après, que la pub vienne danser sur le cadavre, j'en suis désolée. Mais, c'est notre monde qui veut ça.

7. Le dimanche 4 juin 2006 à 22:09, par Dominique Fromentin :

moi aussi je lisais "cousu main" et suis triste de cette décision

8. Le lundi 5 juin 2006 à 02:01, par vinteix :

Suis personnellement assez partagé entre le discours de Berlol et celui de Dominique. On a beau dire ce que l’on veut de Léo Scheer (et certes la personne est sûrement critiquable, j’en ai moi aussi entendu « des vertes et des pas mûres »), mais l’on perd de vue l’essentiel à se focaliser sur les personnes (tous les milieux « professionnels » regorgent de ces affrontements, jalousies, mesquineries, concurrences, etc.) : l’essentiel, si vous parlez d’édition, me semble être LES LIVRES. Et concernant Léo Scheer, personnellement, je lui suis gré de rééditer Malcolm de Chazal et d’éditer la revue « Lignes » qui sort largement du lot et de l’eau.

9. Le lundi 5 juin 2006 à 02:50, par Berlol :

Sans doute suis-je parfois trop idéaliste (j'ai des "toujours"...). Façon Péguy, qui refusait que l'idéal se compromette au contact des réalités du terrain politique. Selon vous, il faudrait donc accepter qu'il y ait, comme dans tous les milieux, du pourri dans le panier, faire la part du feu et se satisfaire de chaque œuvre magnifique qui sort des mains sales. Que l'on me permette tout de même de compâtir aux souffrances morales de Chloé... et de tous ceux et celles qui sont malnené(e)s par les pratiques endémiques à ce milieu (auteurs, stagiaires, nègres, correcteurs, etc.). À ne rien vouloir dire (ce ne serait qu'écume, que buée), on court le risque de ne jamais voir la situation s'améliorer. C'est bien si on reconstruit au propre ailleurs... Mais j'aimerais bien savoir si Dominique Fromentin, s'il était écrivain, accepterait de serrer la main de M. Scheer. En détournant la tête ?...

10. Le lundi 5 juin 2006 à 02:55, par Berlol :

Chère Caroline, cela me peine mais je respecte votre décision. Nous devons donc apprendre que ça se passe comme ça, quand quelqu'un résilie son compte chez Blogger, des pubs quelconques prennent la place et le nom. Mais comment saurons-nous ce que vous publiez ?

11. Le lundi 5 juin 2006 à 03:08, par arte :

Pensée pour K.
(Ah ! Caroline respire toujours).
Le reste, Bourdieu a tout dit, il y a des "champs" (de bataille ?)
Mais dans l'affaire, rien sur les livres de CD...
(Bartle, combien pour le scan de Bessette ? ).

12. Le lundi 5 juin 2006 à 04:20, par Bartlebooth :

Certains respectent un peu trop les livres et pas assez les ragots. Ce qui me parait paradoxal car la littérature ne peut qu'y gagner à être bassement malveillante.
Arte, gratis evidemment.

13. Le lundi 5 juin 2006 à 05:22, par Berlol :

Pour le scan de Bessette, je suis preneur aussi...
Pour la revue Lignes, je l'ai mise dans mon panier Amazon, au mieux ici dans un mois...
Pour ma lecture de CD, voir le 31 août, 5 sept. 2004... J'ai les deux derniers dans ma pile à lire mais je ne sais franchement pas quand...

14. Le lundi 5 juin 2006 à 05:55, par vinteix :

Ni respect des livres, ni respect des personnes, ni des ragots (encore moins), mais plutôt une sorte d'indifférence à ce qui m'apparaît surtout comme des querelles parisianistes. Même si bien sûr, je compâtis également aux souffrances morales de CD et à tous les tracas de ceux qui cherchent à être "honnêtement" publiés (je sais aussi un peu ce qu'il en est du "milieu"...) Néanmoins, même si l'époque est rude et me semble marquée du sceau de ce que Deleuze appelait "une sous-culture" (alternance d'époques de grandeur et de décadence) un éditeur - surtout quand on a déjà "un nom" - on peut toujours en trouver un autre... Je songe plutôt à tous les obscurs, invisibles qui n'en trouvent pas et attendent leurs lecteurs.
Et dans le cas où certains sont publiés, il y en a tellement de "majeurs" dont on ne parle jamais ! comme, par exemple, Michel Fardoulis-Lagrange, qui, bien qu'édité de son vivant par de petites maisons, n'était lu que par quelques dizaines; néanmoins, considérant qu'une fois le livre achevé, celui-ci lui échappait définitivement, il n'avait plus qu'une chose en tête: le prochain, et s'en remettait totalement à la mémoire blanche de l'avenir, sans sacrifier à d'aliénantes "démarches".
Au final, la littérature a moins à gagner à être malveillante qu'irrespectueuse, bassement irrespectueuse, d'un grand irrespect, au-delà des personnes particulières, auquel le terme de malveillance me semble trop coller. Au-delà des querelles de personnes, qui peuvent certes nourrir de temps en temps quelque bon pamphlet ou texte de suprême ironie, mais au-delà, la littérature a moins à gagner à imiter qu'à refaire le monde.

15. Le lundi 5 juin 2006 à 06:32, par cel :

ah ben oui finalement on en revient à ça, dignité et indépendance, indépendance, irrespect. Cependant si la pourriture n'est pas nouvelle il n'y a rien de méprisable à en rafraichir l'aperçu de temps en temps, ces histoires de mainmise sur les stocks de petites maisons d'éditions sont réellement dégueulasses, alors caniveau pour caniveau...

16. Le lundi 5 juin 2006 à 06:56, par arte :

Je le savais bien qu'on pouvait pas faire confiance aux petites maisons d'édition... on sait jamais où va finir le stock. Pffffff !!!!

17. Le lundi 5 juin 2006 à 07:19, par vinteix :

Je trouve aussi degueulasse que vous la politique generale de Leo Scheer, ses pratiques et sa main-mise sur les stocks de petites maisons d'edition ! Cela merite bien sur d'etre dit haut et fort, mais ni plus ni moins qu'une critique plus generale du systeme.
"dignité et indépendance, indépendance, irrespect"... "dignite" : ce n'est surement pas un mot de mon vocabulaire. La pourriture nourrit, elle est meme un ferment de l'histoire, comme disait Marx.Quant a l'independance et a l'irrespect, c'est une question de survie.

18. Le lundi 5 juin 2006 à 07:26, par Berlol :

Tu sais, le stock, c'est comme la pasta, ça se mange al dente, après c'est de la bouillie, de la pâte à papier...
Trève de baliv'... Merci à vous, ça faisait bien longtemps qu'on n'avait pas discutaillé comme ça. Du monde dans mon salon ! Je sors des verres ? On continue ?
OK pour l'irrespect. Mais refaire le monde ? Ai-je bien lu ? Éventuellement faire son monde, oui, mais refaire le monde, là, non...

19. Le lundi 5 juin 2006 à 07:36, par arte :

Bon ben nous avons invité CD à venir mettre son grain !
Quand je dis nous, c'est que je refuse de trahir l'autre, évidemment !
(hein Bartle !)

20. Le lundi 5 juin 2006 à 07:40, par cel :

y'a pas de dignité, y'a que des mots indignes, bah bah bah...

21. Le lundi 5 juin 2006 à 07:48, par Bartlebooth :

Je suis bien d'accord avec tout ça. Mais pourquoi se précipiter à pointer le ragot comme bavardage inintéressant. Je trouve ça diablement intéressant et nécessaire à dire : il faut la dire et la redire l'ambiance putassière de certaines pratiques éditoriales, et avec des exemples (ce que ne fait pas la critique plus générale). Ce qu'on appelle ici ragot le fait mieux que la meilleure étude conventionnelle.
Alors forcément, oui, parisianisme, mais comment y échapper si l'édition la plus visible et honorée l'est, centralisée à Paris ? Avec ce genre de réplique facile, parisianistes et sans-frontières pourraient te répondre avec autant d'indifférence, vinteix, qu'en défendant "petits" auteurs et "petites" éditions, tu fais dans le provincialisme, et ils auraient ni moins raison ni moins tort. (ceci dit et au passage, Chloé Delaume commentant par exemple un petit festival (j'y étais jusque dans les coulisses mais je sortirai pas mes anecdotes mordantes à la Delaume et concernant la susnommée) n'hésite pas à afficher un mépris de la province et de ses "petites" manifestations www.chloedelaume.net/rem2... ).
Oui, l'essentiel est ailleurs. Et chaque chose a une substantifique moelle. Si l'on suit ta manière de piocher, vinteix, prendre le bon là où il est, chazal chez scheer par ex., pourquoi n'en pas faire autant avec les querelles soit-disant exclusivement parisiannistes ? N'est-ce pas toi qui en exclue l'essentiel en les disant telles ?
Au fait, le saviez vous : "ragot" désignait un petit cochon de lait ? gruik gruik

22. Le lundi 5 juin 2006 à 08:00, par vinteix :

Il n'y a ni dignite, ni "mots indignes". "La" langue, comme les mots, n'existent pas, de meme qu'il n'y a pas de metalangage. Alors, "des mots indignes", je ne vois pas ce que cela veut dire... Il n'y a que des langues, "sans demeure". Tout depend de ce que l'on fait des mots, du langage. Il s'agit de faire; aucune definition a priori en la matiere.
Si l'on ecrit en travaillant la langue, en inventant une langue dans la langue, on travaille largement au-dela de "son" monde et de son destin personnel. Inventer une langue, c'est refaire le monde, je persiste et signe, du moins une tentative impossible pour refaire le monde. La-dessus, Deleuze me semble avoir dit les choses d'une maniere a la fois tres juste et simple. La litterature n'a aucun interet pour moi si elle reste cantonnee a son petit monde personnel. Bien sur, cette invention est aussi une invention de soi, la transformation d'une vie, recherche inachevee, cela va de soi (principe d'incertitude). Pas le temps de commenter plus ce soir... suis justement en train d'ecrire sur "des ecrivains venus de nulle part", qui en inventant une langue dans la langue francaise ont, chacun de maniere singuliere, invente et refait le monde, qu'il s'agisse de Luca ("Tout doit etre reinvente / Il n'y a plus rien au monde"), Fardoulis-Lagrange, Beckett, et d'autres... Leur re-ecriture d'une langue donnee (en l'occurrence le francais) est l'ouverture d'un monde possible. Mais sans se cantonner dans la langue francaise, il y aurait beaucoup a dire a partir de Kafka ou Borges : qu'on se rappelle par exemple la fameuse formule de ce dernier disant qu'un livre n'est pas le miroir du monde, mais quelque chose de plus ajoute au monde.

23. Le lundi 5 juin 2006 à 08:09, par chloé :

Merci de m'avoir proposé de faire un tour ici, Monsieur Berlol, ça me permettra peut-être d'être plus claire pour ceux que mon côté concierge fort assumé agace.
Mais avant tout, bah dimanche dernier je ne me suis pas sentie mal, en fait ASI c'est vraiment juste mon taf alimentaire, c'est vrai que je préfèrerais ne pas avoir à me fader le plateau, mais c'est que de la télé donc du cinoche. En gros plus ça a l'air difficile pour moi en plateau plus en fait ça nous amuse en off... Le truc intéressant, c'est la gestion du forum, pas la chronique dans ce travail. Bref :)
Pour en revenir à ELS : il ne faut pas mêlanger ce qui est publié dans la maison elle-même et dans les maisons affiliées, qu'il s'agisse de maisons créées autour de ELS ou rachetées par Léo (comme Farrago qui a dû racheter ses parts pour se tirer au loin).
Malcolm de Chazal, c'est uniquement à Jean-Paul Curnier qu'on le doit. Or Curnier s'est barré aussi de ELS. Lignes, c'est une des meilleures maisons de France. Mais c'est Surya, et Surya seul (avec Curnier jadis et aujourd'hui Sébastien Raimondi, jeune homme génial qui avait les petites éditions Néant). Léo tout seul, ses choix, c'est Claude Berri, Nathalie Rheims et Aline Maupin. Le reste, il débauche. Et si vous matez le catalogue, vous remarquerez que les gens restent rarement après un seul livre. Christophe Fiat n'est pas retourné chez Al Dante après pour rien, pour prendre un exemple parmi trente. Emmanuel Loi idem, etc, etc.
Ce qu'il se passe avec Al Dante est parfaitement scandaleux, mais tout le monde se la ferme. Je pense que Sitaudis pourrait en parler aussi, mais je ne sais même pas s'ils sont au courant, et je ne vais pas lancer un appel au boycott. En off si, ça va de soi, mais ça ça fait un sacré bail... Après, vous pouvez penser qu'on s'en branle de savoir que tout un catalogue est en train d'être assassiné, que la poésie expé va pas changer le monde, et qu'un capitaliste qui a singé le mécenat puisse foutre en l'air huit ans de travail d'un éditeur, c'est pas très important. Mais bon, je dis quand même ce que je veux sur mon site. Et contrairement à ce que certains pensent, le frontal a déjà eu lieu, il a toujours lieu d'ailleurs, parce que je suis une pouffiasse caractérielle. Après, c'est un choix très clair, balancer les histoires d'arrière cuisine. Parce que le lecteur lambda les ignore, et tombe dans le panneau par naïveté. Sur mon blog passent davantage des lecteurs lambdas que des totos de saint germain des prés, ou je ne fous pas franchement les pieds puisque je ne sors vraiment pas de chez moi, et ça c'est pas de la pose, mais la réalité. Ce que je veux, c'est prévenir le lecteur lambda. Les blaireaux cités sont par ailleurs au courant, mais je préfère me les emplâtrer dans mes bouquins ou dans des textes qu'à des cocktails mondains, vu que je ne risque pas de les croiser dans mon salon. Et puis quand un truc m'énerve je le dis, après je force personne à lire ce que je raconte....
Au passage, je vous conseille vraiment le blog de la serveuse automate, si vous ne connaissez pas. Elle sort de nulle part et c'est vraiment très bien.

24. Le lundi 5 juin 2006 à 08:17, par Berlol :

Mille mercis, chère Chloé, parce que JE SUIS un lecteur lambda. J'en connais des qui, à Paris, doivent savoir tout ça, et pluss, mais ils dorment sur leurs deux oreilles et trouvent que c'est la loi du milieu, comme on disait. Moi j'aurais du mal. Mais je n'y suis pas.

25. Le lundi 5 juin 2006 à 08:17, par vinteix :

Petite correction de ma part, apres les propos de CD : c'est vrai que Surya s'est degage de LS. Quant a Chazal, c'est Curnier... et aussi Eric Meunie.

26. Le lundi 5 juin 2006 à 08:22, par vinteix :

Il ne faut appartenir a aucun milieu : je m'en suis personnellement fait une regle de vie.
(Ecrivant (un peu), j'ai bien sur des amis dans ce "milieu"... travaillant comme prof, j'ai bien sur des amis dans ce "milieu"... mais tres peu, surtout dans ce-dernier milieu : tellement de profs betement intelligents... Au final, plein d'autres amis issus de pleins d'autres "milieux")

27. Le lundi 5 juin 2006 à 08:23, par vinteix :

Tout simplement, refus d'appartenir.

28. Le lundi 5 juin 2006 à 08:26, par Berlol :

N'appartiens jamais à personne, n'appartiens jamais, n'appartiens jamais...

29. Le lundi 5 juin 2006 à 08:29, par vinteix :

enfin, le "tout simplement" est loin d'etre simple

30. Le lundi 5 juin 2006 à 08:43, par chloé :

C'est vrai Vinteix, j'ai été injuste de ne pas citer Eric Meunie, c'est un vrai oubli sans excuses.

Berlol : reste au loin tranquille, tu as bien raison. Et lis Tarik Noui, sans déconner, personne n'en parle non plus ce qui est bien dommage (et super énervant quand on voit les papiers accordés à des trucs nazes ces derniers temps) ce type est très très talenteux. Mais je ne sais pas si c'est ta came, c'est très lyrique et assez proche des thématiques de Guyotat, je ne connais pas vraiment tes goûts.

31. Le lundi 5 juin 2006 à 09:30, par Dominique Fromentin :

dont acte, et je retire le mot concierge, c'est plus le processus d'aller y regarder, de retransmettre, que le ton du blog Chloé D auquel le seul reproche que j'aie à faire c'est son irrégularité !

à la librairie de mon quartier il y a une jeune employée qui a fait stage non rémunéré dans cette maison d'édition, se souvient très bien du jour où le directeur l'a envoyée à la poste avec un billet de 500 euros en lui demandant de lui rapporter UN timbre-poste (55 cts) - comme elle hésitait, il lui a bien spécifié que c'était un ordre - quand elle est revenue avec le timbre, il a exigé de voir la monnaie, et puis lui en a fait cadeau : à quoi bon une telle vexation ?

moi aussi je sais faire la concierge, vous voyez

mais je maintiens : le débat, il est dans la revue Lignes "situation de l'édition de la librairie et de l'édition", publiée par le même monsieur, et moi je n'utiliserais jamais le mot "pouffiasse" avec personne, et surtout pas avec Chloé D

elle m'en excusera

32. Le lundi 5 juin 2006 à 11:10, par Bartlebooth :

Berlol, ce n'est pas la première fois que j'ai un problème pour commenter : rien ne s'affiche sinon "Votre commentaire a été envoyé. Il sera en ligne bientôt." mais "bientôt" c'est quand, le jour où la complaisance aura déserté tous les débats littéraires ?

33. Le lundi 5 juin 2006 à 11:25, par k :

merci ARTE
oui combien pour le scan de bessette,
moi aussi j'en veux quoi

34. Le lundi 5 juin 2006 à 11:43, par Bartlebooth :

Je mettrai bientôt en ligne les scans à télécharger, je vous préviendrai.
Amitiés au passage, K.

35. Le lundi 5 juin 2006 à 12:53, par arte :

Merci aussi à Chloé pour l'invitation !
Bartle, tu n'oublies pas la bouteille :p

36. Le lundi 5 juin 2006 à 14:11, par cel :

je peux venir ? (après la franche déculottée que je viens de prendre par vinteix, le minervois de ce soir ne suffit pas)

37. Le lundi 5 juin 2006 à 14:12, par arte :

ben oui, viens, puisque tu es deculottée :-)

38. Le lundi 5 juin 2006 à 14:13, par Bartlebooth :

Bien. Oui, merci public. J'amène la mignonette.

39. Le lundi 5 juin 2006 à 14:16, par arte :

J'ai peur du MERZU :((

40. Le lundi 5 juin 2006 à 14:16, par Bartlebooth :

Faudrait passer une annonce libé pour le type du salon du livre

41. Le lundi 5 juin 2006 à 14:17, par cel :

y va pas te mangé, il a déjà avalé toute la muzak

42. Le lundi 5 juin 2006 à 14:18, par arte :

avec l'égérie et la Muse de Harris ??? :o

43. Le lundi 5 juin 2006 à 14:18, par cel :

je parlais de Merzu, mais je l'ai aussi croisé au salon y'a deux ans

44. Le lundi 5 juin 2006 à 14:19, par arte :

Cel, c'est un jeu de mot avec Buse hein ! :|

45. Le lundi 5 juin 2006 à 14:20, par cel :

il avait une buse de Harris au poignet (y paraît)

46. Le lundi 5 juin 2006 à 14:21, par cel :

ah j'ai vu juste

47. Le lundi 5 juin 2006 à 14:22, par Bartlebooth :

Berlol, réveille-toi !!!! Par la force de Merzu, réveille-toi, ils font rien qu'à polluer nocturnement ton blog !!! (pour rester dans tes obsessions du moment)

48. Le lundi 5 juin 2006 à 14:22, par arte :

Tu tiens un salon de coiffure ??? :o

49. Le lundi 5 juin 2006 à 14:23, par arte :

ben on a le droit de commenter plus quand on met moins de mots que les grands hein !

50. Le lundi 5 juin 2006 à 14:26, par Bartlebooth :

bon, on revient avec des NOUILLES, quitte ou double !

51. Le lundi 5 juin 2006 à 14:30, par cel :

et plutôt deux fois qu'une

52. Le lundi 5 juin 2006 à 14:37, par arte :

Tu veux la recette des crevettes a l'orange ?

53. Le lundi 5 juin 2006 à 14:38, par Bartlebooth :

pour mettre dans un bouquin ?

54. Le lundi 5 juin 2006 à 14:39, par Bartlebooth :

ou pour valider le système de Greimas ? (soyons beaux)

55. Le lundi 5 juin 2006 à 14:39, par arte :

ben oui, je suis écrivain de livres de recettes de crevettes à l'orange :-)

56. Le lundi 5 juin 2006 à 14:40, par cel :

plutôt néo-moderne ou post-cuisine ?

57. Le lundi 5 juin 2006 à 14:42, par arte :

oui bon A.J. Greimas et l'Ecole de Paris ont réalisé une synthèse cohérente d'apports très différents mais tous fondés sur le binarisme en linguistique, sociologie et ethnologie. Leur méthode est une référence obligée pour tout ce qui concerne les textes narratifs. Cependant j'émets des réserves quant à sa validité pour les autres types de textes et des doutes pour tout ce qui touche aux phénomènes sémiotiques non-linguistiques.
voila voila !

58. Le lundi 5 juin 2006 à 14:49, par arte :

bon, et maintenant, si on s'enculait ? :-)

59. Le lundi 5 juin 2006 à 14:49, par Bartlebooth :

et si on enculait les phénomènes sémiotiques ?

60. Le lundi 5 juin 2006 à 14:50, par arte :

tout sauf les MERZU qui avale !!!

61. Le lundi 5 juin 2006 à 14:50, par Berlol :

C'est trop la fête du slip, comme dirait Chloé !
(Attention, je suis réveillé... mais j'ai à faire...)

62. Le lundi 5 juin 2006 à 14:52, par Bartlebooth :

ça me rappelle Greg Lemond qui avait battu Laurent Fignon de 8 secondes, j'ai jamais autant jubilé

63. Le lundi 5 juin 2006 à 14:52, par cel :

ah berlol enfin (on n'était pas assez de trois pour enculer tous les phénomènes)

64. Le lundi 5 juin 2006 à 14:54, par arte :

Bon, soyons sérieux, qu'est ce que vous pensez des cailloux ? :-)

65. Le lundi 5 juin 2006 à 14:56, par Bartlebooth :

Les cailloux, les fossiles, les galets
Sont pas fous, n’ont pas de pistolets
Le mois d’août les fait rigoler :
Jeux de boue, jokari, volley.
Les cailloux roulent sous les pieds,
Les genoux, il faut s’en méfier
Les cailloux roulent sans crier
Dans les trous où ils n’ont pas pieds

66. Le lundi 5 juin 2006 à 15:00, par arte :

on est a combien la ?

67. Le lundi 5 juin 2006 à 15:00, par cel :

de cailloux

68. Le lundi 5 juin 2006 à 15:01, par Bartlebooth :

on est trois, on disait qu'on était invités à ramener une bouteille quelque part

69. Le lundi 5 juin 2006 à 15:02, par arte :

moi j'offre un canapé pour chat, Jaune !

70. Le lundi 5 juin 2006 à 15:02, par arte :

le canapé hein, pas le chat...

71. Le lundi 5 juin 2006 à 15:02, par cel :

Alain sevestre il vient plus ?

72. Le lundi 5 juin 2006 à 15:04, par cel :

(l'auteur du Slip, la fête du slip - si si ça se tient)

73. Le lundi 5 juin 2006 à 15:05, par Bartlebooth :

tiens, alain, encore un qu'on avait invité et qui a fait comme si de rien n'était :d

74. Le lundi 5 juin 2006 à 15:06, par k :

moi va me couché peu plus boire ni fummer ni manger après minuit sinon....................gare
vous bises vous là tous

75. Le lundi 5 juin 2006 à 15:07, par cel :

on fait peur avec toutes ces mauvaises manières

76. Le lundi 5 juin 2006 à 15:08, par cel :

(k., bises en passant, et tout ce qu'on peut te souhaiter de bon pour demain et la suite)

77. Le lundi 5 juin 2006 à 15:09, par arte :

oh ! K. Mais tout le monde est reveillé ???

78. Le lundi 5 juin 2006 à 15:09, par Bartlebooth :

le tumulte n'a jamais fait peur, il est même éditable

79. Le lundi 5 juin 2006 à 15:10, par arte :

bon, le premier arrivé à 100 !!!!!!!!!!

80. Le lundi 5 juin 2006 à 15:10, par k :

non va me coucher debout 5h demain, aujourd'hui j'sais plus, j'espére que vous aurait atteint les 100 à mon retour
ciao

81. Le lundi 5 juin 2006 à 15:12, par Berlol :

Ça, c'est du réticulaire, ou je m'y connais pas. C'est vrai que sur la fin ça barre en nouilles...

82. Le lundi 5 juin 2006 à 15:12, par arte :

Ciao. On pense à toi !

83. Le lundi 5 juin 2006 à 15:12, par arte :

ca c'est parce que personne n'a voulu de mes crevettes a l'orange !!!

84. Le lundi 5 juin 2006 à 15:13, par Bartlebooth :

on vient d'inventer le blogathon

85. Le lundi 5 juin 2006 à 15:15, par cel :

64.233.183.104/search?q=c...
"olivier chevalier est un de ses pilote francais aimant la bringue etfaisant de la course pour la moto, il se battait sans cesse temoin la foto sans carenage"
non non, tu t'es fais avoir du encâblure

86. Le lundi 5 juin 2006 à 15:16, par arte :

Je trouve que "pouffiasse caractérielle" ça n'a rien à voir avec "pouffiasse" tout court.

87. Le lundi 5 juin 2006 à 15:16, par Bartlebooth :

merdle le blogathlon existe déjà

88. Le lundi 5 juin 2006 à 15:16, par cel :

avec un t (et un de plus)

89. Le lundi 5 juin 2006 à 15:19, par cel :

à choisir et pour garder la forme, êtes-vous plutôt blogathlon ou sudavélo ?

90. Le lundi 5 juin 2006 à 15:20, par Bartlebooth :

sans hésiter, le blogathlon, pour l'interactivité

91. Le lundi 5 juin 2006 à 15:21, par cel :

et le réticule ne s'en porte que mieux !

92. Le lundi 5 juin 2006 à 15:21, par arte :

n'empèche, pouffiasse caractérielle ça en dit long sur celui qui n'a plus rien à dire pour se défendre. Il en rajoute.
Je sais pas moi, pouffiasse, ou caractérielle, passe !

Chloé, c'est qui qui vous a traitée de pouffiasse caractérielle ?

93. Le lundi 5 juin 2006 à 15:21, par Bartlebooth :

et on se sent tellement plus postmoderne, comme au premier jour

94. Le lundi 5 juin 2006 à 15:22, par arte :

(peut-être elle ne dort pas, hein !)

95. Le lundi 5 juin 2006 à 15:23, par cel :

(arte, tu meubles)

96. Le lundi 5 juin 2006 à 15:24, par arte :

oui :-)

97. Le lundi 5 juin 2006 à 15:24, par Bartlebooth :

berlol devrait l'embaucher pour modérer le blogathlon

98. Le lundi 5 juin 2006 à 15:25, par arte :

Tu peux m'appeler Anton (Tchékhov).

99. Le lundi 5 juin 2006 à 15:26, par cel :

je te dis pas à quoi ressemblerait le compte-rendu hebdomadaire (on peut pas lui imposer ça)

100. Le lundi 5 juin 2006 à 15:26, par Bartlebooth :

Appelle-moi Blogathlon (Uqbar) et réticule-moi maintenant, je n'en peux plus.

101. Le lundi 5 juin 2006 à 15:26, par cel :

mince, je te prenais pour sergeï (prokofiev)

102. Le lundi 5 juin 2006 à 15:26, par arte :

99

103. Le lundi 5 juin 2006 à 15:27, par cel :

102 :))

104. Le lundi 5 juin 2006 à 15:27, par arte :

et 100 euhhhhhhh

105. Le lundi 5 juin 2006 à 15:27, par Bartlebooth :

BRAVO CEL !!!!!!!!

106. Le lundi 5 juin 2006 à 15:27, par arte :

Ah Merdummmmmmmmmmmm raté :-(

107. Le lundi 5 juin 2006 à 15:27, par Berlol :

Berlol, i va prendre son petit déjeuner après avoir préparé sa valise...

108. Le lundi 5 juin 2006 à 15:28, par Bartlebooth :

Tu fais très Fignon, là, Arte :))

109. Le lundi 5 juin 2006 à 15:28, par arte :

Cel grande vaincrice du Berlothlon 2006 ...

clap clap clap Smackkk DODO !

110. Le lundi 5 juin 2006 à 15:29, par Bartlebooth :

Bon, séance massage maintenant

111. Le lundi 5 juin 2006 à 15:29, par cel :

(on espère qu'i est pas fâché)

112. Le lundi 5 juin 2006 à 15:30, par arte :

Berlol il prend son petit dejeuner à 15h30 (???)

113. Le lundi 5 juin 2006 à 15:56, par Berlol :

Heure de Los Angeles à Tokyo... Trop compliqué ?

114. Le lundi 5 juin 2006 à 20:43, par Sophie :

Au terme d’une nuit blanche très animée, avertie par un ami de ce débat autour des éditions Léo Scheer, avant de dormir un peu, je suis venue jeter un oeil ici, un oeil d’autant plus curieux que j’ai eu l’occasion de croiser ce vilain Monsieur Scheer et que j’aurais bien des saloperies à balancer, moi aussi, mais Chloé Delaume a largement dit l’essentiel. Ce qui m’étonne un peu, c’est que le débat, très intéressant au début et relancé dans des directions différentes par certains intervenants, ait pris cette tournure finale. Je sais bien que trop sérieux n’est pas sérieux et je comprends qu’on s’amuse bien aussi à dire n’importe quoi : « la fête du slip », disait Monsieur Berlol. Mais ce qui m’étonne encore plus, c’est le temps à perdre ainsi face à l’écran. Bien sûr, chacun fait ce qu’il veut, mais, quitte à boire une bouteille ou plus (ce que nous avons fait ce soir entre amis) ne vaut-il pas mieux à cette heure-ci la partager avec quelqu’un en chair et en os, le sentir, le toucher. Ce genre de communication me surprend un peu, et quitte aussi à « s’enculer », comme le suggérait un des animateurs de la rigolade, je préfère le réel aux guillemets du virtuel. Au passage, la suggestion virtuelle et répétée ne serait-elle pas le symptôme de quelque frustration ? Enfin, là-dessus (oh pardon !) aussi, chacun fait ce qu’il veut. Petite déception donc, sans gravité, au revoir.

115. Le lundi 5 juin 2006 à 20:53, par Berlol :

De fait, je vais tenter d'analyser ça bientôt. Merci, Sophie, de votre point de vue perçant. Ceci dit, c'est sur la longueur que ces choses-là s'apprécient : vous avez devant vous deux ans et demi de JLR avec quelques fils rouges (et de quelques autres couleurs) qui courent et qui nécessitent du temps de lecture, des billets comme des commentaires. Je vous fais le coup de l'iceberg, avec la surface (de ce jour) et la profondeur (des bientôt mille autres), mais il y a l'index et le moteur de recherche... si on veut s'en donner la peine.
Profitons de la synthèse de Sophie pour lancer l'idée d'une rencontre des lecteurs du JLR, sans doute à Paris, fin août-début septembre, peut-être, ou en mars prochain... Je ne sais pas si l'on ira jusqu'au bout du programme d'Arte mais on peut toujours apporter à boire et à manger. Que ceux qui se retrouveront déjà chez CD en profitent pour en discuter. Félicitations, Chloé !

116. Le lundi 5 juin 2006 à 22:38, par alain :

si
je viens encore
mais je rencontrai quelques problèmes d'ajournement des commentaires (comme Bartlebooth) et pensant aussitôt à quelque exclusion, je lus tous ces jours sans rien dire.

117. Le lundi 5 juin 2006 à 23:09, par Berlol :

Alain ! de l'exclusion ! comment serait-ce possible ? moi vivant, non !
Je crois que le serveur a des petits problèmes de temps en temps... ça m'arrive aussi d'avoir des difficultés à accéder au site en tant que gestionnaire...
Content de te lire, en tout cas !

118. Le lundi 5 juin 2006 à 23:59, par arte :

Sophie, que savez-vous en fait ? Que savez-vous ?
Tiens : puisque vous préférez le reel, ne vous méprenez pas sur la virtualité de la proposition : je vous encule quand vous voulez ! (avec option de dédit selon compatibilité Verge / Anus après contrôle visuel).

C'est bon là ? L'homme est dans la case idoïne ?

119. Le mardi 6 juin 2006 à 00:06, par Bartlebooth :

Y en a qu'ont une drôle de notion du temps perdu : une heure de commentaires en s'avalant une bouteille et un bon repas, sans raconter le reste. Alors qu'une nuit blanche, c'est bien connu, c'est du temps de sommeil définitivement perdu.

120. Le mardi 6 juin 2006 à 00:58, par Berlol :

Calmos... soyez gentils avec les nouveaux et les nouvelles... Et puis Sophie, c'est la sagesse, c'est bien connu... Ceci dit, je n'ai pas souvenir que des nuits passées à picoler avec des gens "en présentiel" aient fait avancer un débat plus loin que nous cette "nuit"... Mais bon, je peux me tromper, et puis je n'en ai pas vécu tant que ça...

121. Le mardi 6 juin 2006 à 01:13, par Sophie :

"en présentiel" ? quel vilain mot ! Pour moi, aucun débat virtuel (d'ailleurs, si débat il y avait au début, j'ai du mal à le voir à la fin) ne vaudra jamais la convivialité d'une présence physique, incarnée, avec ou sans débat, incarnation dont l'amitié a besoin.
Et les derniers commentaires ont-ils vraiment "fait avancer le débat" ???? Dans la cour de récréation peut-être. Aucune réunion nocturne n'aurait fait avancer le débat plus loin que VOUS cette "nuit" !!!! Alors là, vous y allez un peu fort, non ? Ou bien, vos nuits ont manqué de riches heures.

122. Le mardi 6 juin 2006 à 01:16, par Sophie :

"en présentiel" ? quel vilain mot ! Pour moi, aucun débat virtuel (d'ailleurs, si débat il y avait au début, j'ai du mal à le voir à la fin) ne vaudra jamais la convivialité d'une présence physique, incarnée, avec ou sans débat, incarnation dont l'amitié a besoin.
Et les derniers commentaires ont-ils vraiment "fait avancer le débat" ???? Dans la cour de récréation peut-être. Aucune réunion nocturne n'aurait fait avancer le débat plus loin que VOUS cette "nuit" !!!! Alors là, vous y allez un peu fort, non ? Ou bien, vos nuits ont manqué de riches heures.

123. Le mardi 6 juin 2006 à 01:23, par vinteix :

Oh là ! y'a d'la joie, ici ! Ceci dit, le présent "débat" ne m'intéresse guère... juste une chose, en passant: si, Berlol, des nuits blanches passées à picoler ou pas ou peu ou beaucoup ont parfois fait avancer be