| Lundi 1er mai. Toutes
ces fusées ! Dans Arrêt sur images d'hier, débat sur la véracité documentaire dans le film Le Cauchemar de Darwin d'Hubert Sauper. Titine, Michel et moi étions allés le voir au Racine Odéon le 27 mars 2005 et n'avions pas attendu le retournement (partiel) de la presse pour ne guère apprécier que nos sentiments soient ainsi manipulés — tout en accordant qu'il y a un (ou plusieurs) problème(s) majeur(s). D'abord dithyrambique, la presse avait viré critique longtemps après nous, très récemment en fait, suite à la parution d'un article de François Garçon dans Les Temps modernes, n°635-636, nov.-déc. 2005, jan. 2006 : « Le cauchemar de Darwin, allégorie ou mystification ? » Il doit rester une petite possibilité de défendre ce film en tant qu'œuvre de création, en restant au niveau symbolique dont le mot cauchemar serait l'indice. Petite, parce que la forme d'enquête de terrain voulue par l'auteur lui-même contredit de bout en bout cette liberté. C'est pourtant ce que défendent encore quelques critiques masque-et-plumiens devant le flot de courrier de protestation que lisait Garcin hier. J'en profite donc (hé hé !...) pour détromper François Garçon que j'invite à lire le JLR puisqu'il dit, à 1:06:30, qu'il n'y a pas un seul site ou blog, sur 311.000 références Google et Yahoo, qui ait posé la question de la véracité du film... Enfin réussi à me connecter sur le site de l'INA, victime trois jours de son succès. Première navigation dans les Archives pour tous et première sélection, par exemple, une émission de 1969 sur Détruire dit-elle de Duras. Ai mis ça dans mon panier, comme on dit. Je m'inscrirai pour payer (4 euros) un autre jour (quand j'aurai le temps de finir la visite du site). A priori, tout est payant, non ? Il est où le service public ? Il fait près de 30 degrés. C'est à n'y rien comprendre. D'autant qu'on annonce une rechute à 15 ou 16 pour demain. C'est toutes ces fusées !... Cela n'empêche pas le GRAAL d'avoir lieu, à la Maison franco-japonaise, comme l'ont souhaité les membres la semaine dernière. Nous concentrons nos efforts et commentaires sur deux textes de la Shaggå des sept reines sirènes : Court-Brouillonne I et Sole-Sole III (dans Nos Animaux préférés, Seuil, 2006). Nous repérons bien la « faconde ironique » (p. 55) du chroniqueur historique qui va de prétérition (« Il ne sera pas ici traité de [...] », p. 39) en suffixation péjorative (beuglailler, p. 40) et, derrière lui, l'écrivain qui mixe savamment les champs lexicaux : celui des poissons (fictionnel), celui des contextes politiques (parodique) et celui des objets courants (contextuel), en s'autorisant de temps en temps une remotivation lexicale (« sentant flotter autour d'elle quelque chose comme une grâce » (40) où flotter vaut à la fois dans le sens imagé d'une ambiance et dans le sens propre du milieu aquatique, mais aussi « elle fraya avec des théoriciens du coup de force » où frayer a le sens de se fréquenter, d'aller ensemble, mais aussi, pour des poissons, de déposer des œufs, d'être amants peut-être...). Si l'on ne peut s'empêcher de voir comme des clins d'yeux aux œuvres de Rabelais ou de Borgès, par exemple, rien ne les rend non plus nécessaires. Le texte se suffit. On s'instruirait toutefois para-volodinement à lire d'illustres auteurs de mondes parallèles... Et chacun d'en citer un ou deux : les classiques Voltaire ou Cyrano de Bergerac, mais aussi Jonathan Swift, Franz Kafka, bien sûr, Lewis Carroll, Roy Lewis, Paul Scheerbart ou Gustav Meyrinck (ouf ! la nuit vient de passer !...), ou l'actuel Viktor Pelevine... Beaucoup d'autres sans doute, mais à la condition de s'intéresser surtout à de paradoxales ou extrêmes conditions de vie, de penser, d'être humain, de former société, c'est-à-dire sans trop s'apesantir sur les aspects techniques ou scientifiques qui plombent la narration de SF par ce qui revient à du réalisme. Le récit de Volodine est à la fois éthique, poétique et politique, comme dirait Meschonnic (et je pense parfois au souffle hugolien en le lisant). Car aux éléments littéraires et stylistiques recyclés doivent s'ajouter des bribes d'expériences personnelles, qu'il s'agisse des groupes politiques des années 60-70 ou des temps de désillusion qui ont suivi et d'où émane cette infinie tristesse du commentateur (p. 53-55). Commentaires1. Le lundi 1 mai 2006 à 19:58, par Manu : Je savais que le site de l'INA t'intéresserait. 2. Le mardi 2 mai 2006 à 06:26, par Berlol : « les champs lexicaux : celui des poissons (fictionnel),
celui des contextes politiques (parodique) et celui des objets courants
(contextuel) » |
| Mardi 2 mai 2006. La campagne
sans télévision ni climatiseur (pas nous). Jour de congé et de pluie. En effet, on est retombé à 16 degrés. Le fil d'avril s'est cousu au mai. Pour être définitivement sûr de ne pas devoir acheter l'Histoire de la France littéraire (et de faire quand même une sacrée économie), il faut regarder les quinze premières minutes du Bateau livre d'avant-hier, avec Michel Prigent. L'affligeant hommage à Beckett qui vient juste après est aussi un grand moment de bêtise télévisuelle — malgré la bonne volonté (ou bien c'est ça, le pire...). Le reste, ce n'est même pas la peine (j'ai testé pour vous). Mieux vaut aller sur Canal Académie. Ou carrément partir écouter Christophe dans Ubik ! D'autant qu'il y a autre chose à se mettre entre marteaux, enclumes et étriers : le début de l'histoire de la Nouvelle Vague en feuilleton par Jean Douchet himself, en harmonie avec Marin Karmitz & Christian Boltanski qui dialoguent À voix nue pour la semaine, avant d'être ce soir Surpris par la nuit avec la longue histoire des formes brèves... Brève aussi, la carrière de Bikun au Tadjikistan ! N'étant ni en mission officielle ni marié à sa compagne en mission, il se voit obligé de quitter le pays. Trouvera-t-il le moyen d'y retourner ? C'est tout ce que nous lui souhaitons, puisqu'il le souhaite. En lui rappelant que le mariage peut aussi (devrait surtout ?) être considéré comme une simple formalité administrative, cependant révéré presque partout dans le monde — surtout si les liens entre les deux personnes sont véritables...
Deux ou trois orages
arrosent Tokyo pendant que je travaille et que T. donne
des cours. C'est de saison...Je fais une pause cinéma. Devinette : quel film ai-je regardé ? (Cf. photo ci-contre...) Puis c'est l'heure du dîner avec une amie, Ako, que nous n'avions pas vue depuis plus de deux ans (très occupée, elle aussi). Le Saint-Martin avait été réservé puisque Yukie la connaît aussi de longue date. Conversation roulante et amusante sur les déboires universitaires des uns et des autres, sur les préparations de thèse et sur les ripailles de soutenance, sur l'art d'habiter la campagne sans télévision ni climatiseur (pas nous), sur la cuisine du XVIIe siècle... Chiadé, quand même. Commentaires1. Le mardi 2 mai 2006 à 09:19, par Toto : un Pasolini, c'est certain, mais lequel... "Les Contes de Canterbury" ? ou "Les Sorcières" ? 2. Le mardi 2 mai 2006 à 17:54, par Berlol : Éééhh... Pas mal ! Bon début ! Encore un petit effort... 3. Le mercredi 3 mai 2006 à 00:45, par grapheus tis : Et pourquoi pas le Décaméron ? 4. Le mercredi 3 mai 2006 à 01:30, par arte : Les poupées russes 2 ? 5. Le mercredi 3 mai 2006 à 02:09, par Berlol : Oui, le Décaméron, bien sûr ! Bien vu, cher Grapheus ! Ce charmant jeune homme va se faire plumer, tomber dans la merde (au sens propre), être enfermé dans le sarcophage d'un archevêque pour en resortir la bague au doigt... 6. Le mercredi 3 mai 2006 à 07:40, par arte : Ben c'est ce que j'avais dit, hein ... 7. Le mercredi 3 mai 2006 à 09:36, par k : c'est un film gore 8. Le mercredi 3 mai 2006 à 09:43, par Berlol : Plutôt un film ogre... |
| Mercredi 3 mai 2006. Telle
côte battue par les vents. Reprise de JCB, notre muguet ! Il y a juste un an, j'étais dans les bambous et les tombes de la famille de T., son père était vivant, elle doutait de pouvoir finir sa thèse et hésitait beaucoup à m'accompagner à Cerisy en août. Aujourd'hui, elle range de fond en comble sa documentation, masque respiratoire sur le visage, tous livres éparpillés dans les pièces, de grands sacs poubelles déjà bien fournis. La balade prévue tombe à l'eau — à la poussière, plutôt, car il fait grand soleil. Alors après quatre heures de travail devant mon écran, je sors tout seul, casque sur les oreilles et appareil photo autour du cou. Il y a des interstices
Il y a des ciments Qu'on ne me dise pas que la vie n'est pas belle
Et c'est encore Bouvard
et Pécuchet veulent écrire un livre
qui m'accompagne (I
et II).
Cinquième ? Sixième écoute ?
Je ne m'en lasse pas. Et je n'ai pas fini de comprendre
tout ce qui se dit. Pourquoi écouter le bruit de fond
urbain et les banalités émises autour de moi
quand je peux entendre et entendre encore d'aussi belles paroles
que celles de Pierre Michon, Dominique Meens, Pierre Bergounioux,
etc. ? Je ne veux pas être élitiste. Je veux
juste, selon mon goût, ne pas perdre (tout) mon temps.Déjà plusieurs fois, ce genre de promenade, avec vision d'environnement tokyoïte & audition littéraire francophone, a produit sur moi cet effet spectaculaire : un renforcement de la mémoire d'un sens par l'autre, et réciproquement. Telle promenade faite en écoutant Christine Angot, par exemple : pensant à ces rues, angles ou perspectives à l'est de Ginza, je me remémore parfaitement la séquence de propos qu'elle tenait ; inversement, en entendant chez Meens un certain ton emporté que j'adore, de défense ou de revendication de la littérature comme la vie-même, je ressens l'émotion que me procurait Angot... et je revois involontairement les perspectives urbaines associées.
Les rues d'aujourd'hui
sont tièdes, pleines d'enfants et de voitures
silencieux (à cause du casque), au moins jusqu'à
Korakuen où la foule devient plus dense, plus joviale
puisque ce sont les abords du Tokyo Dome, ses boutiques, ses attractions
gigantesques. Je retourne ensuite pour la première
fois depuis 14 ans dans le quartier très calme de Koishikawa,
où tout a changé, où la plupart
des maisons ont été remplacées par
des immeubles et beaucoup de rues ont changé de tracé
ou sont carrément nouvelles, au point que je découvre
des temples jamais visités et que je ne retrouve pas la
résidence de Waseda où mon ex et moi avions été
installés pour un mois avant d'habiter l'arrondissement
d'Itabashi — on n'imagine pas combien ces premières
images urbaines sont gravées profond, et disproportionnées :
ces distances qui me paraissaient grandes, telles arcades abritant
les trottoirs, telle côte battue par les vents, sont aujourd'hui
ridicules, et banales, ou plus simplement normales, habituelles,
même si je n'habite pas ce quartier, qui a dû devenir
très cher, d'ailleurs.« Désormais, nul ne peut écrire qu'il n'ait au préalable lu, sans quoi il a toutes les chances de s'engager dans un projet mort-né parce que, à son insu, il appartiendra déjà au passé. Il faut que vous soyez vos propres contemporains. Et donc que vous ayez en quelque sorte traversé et repoussé les morts, les vieux qui encombrent votre route. Il est extrêmement facile de demander à des morts de nous donner la forme du présent, mais à son propre insu on s'est fait soi-même. Proust a passé, Beckett a passé, Faulkner a passé. Ils ont tous passé et chacun d'entre eux s'est taillé une route merveilleuse, resplendissante dans le monde. Comme il serait simple de parodier Faulkner, de plagier Proust. Non, non, non, l'heure est neuve et il appartient à chaque génération, on l'a dit, d'inventer la forme qui soit la sienne. Donc, il appartient à chacun d'entre nous d'être son propre contemporain, et non pas une sorte de succédané ou d'épigone de ceux qui furent et ne sont plus. C'est pour ça qu'on a les cheveux qui se dressent d'épouvante sur la tête lorsque c'est notre tour de nous avancer.» (Pierre Bergounioux dans Bouvard et Pécuchet veulent écrire un livre, II) « On m'a nommée là. Je suis en charge du registre. J'y couche les événements importants. — Tu sais écrire ? — Oui, se rengorgea l'humain. On est encore plusieurs comme ça. — Combien ? — Une bonne dizaine. — C'est beaucoup, fit Wong. J'ignorais. — On nous envoie tenir les registres. Pour les générations futures. — Celles-là, il y a peu de chances qu'elles sachent lire, dit Wong. — Elles seront peut-être comme moi, soupira Tatiana Crow. Je sais écrire, mais je ne sais pas lire. — Boh, pour ce que ça sert, dit Wong. Il s'était approché du bitume. La rive n'était pas fiable. Il recula.» (Antoine Volodine, Nos Animaux préférés, p. 143-144) « [...] tout le bois et toute la houille se seront convertis en acide carbonique — et aucun être ne pourra subsister. — Nous n'y sommes pas encore, dit Bouvard. — espérons-le !, reprit Pécuchet.» (Gustave Flaubert, Bouvard et Pécuchet, 1881) Commentaires1. Le mercredi 3 mai 2006 à 12:30, par Bartlebooth : J'allais dire : faut être maso pour écouter
Angot en promenade, voire ne serait-ce que des émissions littéraires
: perso, j'aurais balladeur ou lecteur mp3, j'écouterais des choses
qui pulsent un peu plus... 2. Le mercredi 3 mai 2006 à 12:31, par Bartlebooth : haha, 3. Le mercredi 3 mai 2006 à 12:38, par Bartlebooth : etc, parce que tout ça, et voila 4. Le mercredi 3 mai 2006 à 16:23, par Berlol : Caustique, ce soir ! (ou bourré ?) |
| Jeudi 4 mai 2006. Humains
qui amblent majestueusement. Dangereuse spécularité... avec des bons morceaux dedans. Ou cet excellent papier. Mes lectures du matin. Et puis il faut quand même que je travaille (de 7h à 9h, mêmes horaires le soir d'ailleurs).
Après le petit-déjeuner,
avec T. dans le soleil et les rues tranquilles (pont entre
deux jours fériés), retournons à Korakuen
où elle veut visiter un magasin de bricolage. Au passage,
j'achète une Rover. Oui, enfin, je l'avais un peu prévu
et puis j'hésitais entre une rover et une MG, j'avais
besoin de l'avis de T., puisqu'elle pourra en bénéficier
aussi, après tout, si elle veut. Le problème de
la MG, que j'essaie sur le stand, c'est qu'il faut un peu garder
les bras pliés pour conduire, la distance est plus grande
avec la Rover, c'est plus confortable. Et puis les changements de
vitesse de la Rover sont plus souples. Normal, c'est du matériel
japonais. D'ailleurs, elle fait presque deux kilos de moins que la
MG. Pendant ce temps, T. filme la scène : quand je fais
demi-tour dans les dix mètres réservés aux essais
alors que la foule circule autour, quand je demande en japonais comment
on fixe le porte-bagage, quand j'explique que je vais la garer sur
le balcon suite aux petits problèmes avec la copropriété...
Le marchand me montre
comment la plier ; je l'aide un peu mais c'est simple.
L'avis de T. est tout à fait positif, comme ça
elle pourra elle aussi se remettre à la bicyclette, un
peu, avant de décider une bonne fois pour toute si elle en
veut une elle aussi. Livraison le 22 car ce stand Import Bicycle
Fair installé dans le centre commercial et de loisir
Laqua a pas mal de succès,
et puis nous on ne peut pas le 19.Enfin, on a trouvé la Fève. Pour déjeuner. Il s'agit d'un petit restaurant italien de Kasuga (tout près de Korakuen), qui porte un nom français et dont on avait repéré une autre enseigne vers Suidobashi. Plats de pâtes très bien servis, goût recherché et menus originaux, avec un service sympathique, la fève, quoi !
Visite du grand et beau
jardin de Koishikawa
Korakuen,
très chinois, on s'y perd, pour revenir vers la
littérature : outre du muguet fragrant dans
un coin, nous y trouvons des quantités de très
belles fleurs tigrées nommées shaga...
de nombreux humains qui amblent
majestueusement mais aucun de nos animaux préférés.« Résumé : Recueil de nouvelles qui sont mises en rapport les unes avec les autres mêlant également des poèmes (shagga) et leurs commentaires. La structure de l'ensemble est pyramidale et organisée thématiquement. Ces contes mettent en scène des animaux : des crustacés, un éléphant, des poissons femelles et une sorte de harem à l'animalité incertaine.» Ce résumé est complètement faux, sauf peut-être les huit derniers mots. Commentaires1. Le jeudi 4 mai 2006 à 09:58, par alain : Faut absolument aller lire ce que collecte et ce qu'écrit
Bartlebooth de et sur Brisset. C'est formidable. Moi aussi j'adorais depuis
l'Anthologie de l'humour noir où je l'avais lu en premier. 2. Le jeudi 4 mai 2006 à 10:57, par k : bah moi je l'aime aussi angot berlol 3. Le jeudi 4 mai 2006 à 17:48, par Berlol : En effet, Bartlebooth sur Brisset, c'est top. Je l'avais
mis en lien le 29 mars,
déjà... 4. Le jeudi 4 mai 2006 à 22:02, par alain : Oui, Angot, peut-être l'image trop présente.
Sinon, non, tu n'as pas le droit d'avoir des goûts divers. Je suis
le redresseur de goûts. Barre toujours trop haute. Non mais. 5. Le vendredi 5 mai 2006 à 00:44, par arte : Une petite chouette est née. 4 cm, 8 grammes. elle
fait "psi psi" (sans y hein !). 6. Le vendredi 5 mai 2006 à 02:49, par Berlol : Alain, merci de m'étayer. Ça fait toujours
réfléchir. Absalon, Absalon, total respect. Dans le firmament,
parallèle à Beckett, se rejoignent à l'infini. 7. Le vendredi 5 mai 2006 à 04:54, par Bartlebooth : Sur Angot. D'abord dire que je n'étais pas caustique,
un petit peu bourré, soit, ce qui n'explique rien. Et qu'il n'est
pas non plus question de crispation : je me crisperais à me retenir
de rire en l'écoutant. 8. Le vendredi 5 mai 2006 à 04:56, par Bartlebooth : Merci de la recommandation publique, Alain. Tu dois avoir mon e-mail, tu peux écrire pour parler musique et autre. 9. Le vendredi 5 mai 2006 à 05:27, par Berlol : Merci, Bartle. Je suis assez d'accord avec ce que tu dis
sur le droit de lire comme ci ou comme ça, le temps qu'on n'a pas,
etc. 10. Le vendredi 5 mai 2006 à 06:26, par alain : Je suis donc ici en 1 et 4. Bon, ben, c'est moi. Mince de
mince ! 11. Le vendredi 5 mai 2006 à 06:47, par arte : 8 grammes, c'est rapport à la densité du poussin
par rapport à l'oeuf. 12. Le vendredi 5 mai 2006 à 07:02, par Berlol : Euh, en fait, je ne sais pas si on peut mettre une photo
en commentaires... Je crois que non. 13. Le vendredi 5 mai 2006 à 10:33, par Aline : C'est ça, on va remonter en arrière et fouiller l'index... comme si on avait que ça à foutre ! 14. Le vendredi 5 mai 2006 à 12:45, par arte : Tant qu'on ne nous demande pas de fouiller l'arrière
avec l'index ... 15. Le vendredi 5 mai 2006 à 12:51, par arte : Je précise à Aline que la contre attaque serait
vaine, je la négligerai comme une merde. (petite guaneuse va !i). 16. Le vendredi 5 mai 2006 à 15:12, par cgat : merci berlol pour le lien en forme de " quand même
" de ce billet ... |
| Vendredi 5 mai 2006. Le
sens des pierres à sucer... « Votre « sang n'a fait qu'un tour », dites-vous, « à la lecture d'un article de journal » ? De quel sang parlez-vous ? Et de quel tour s'agit-il sinon de ces tours que nous jouent les fantômes et dont Kafka disait qu'ils retournaient les mots dans sa main.» (Extrait de l'article de Christian Salmon aujourd'hui dans Libération, Interdit d'interdire Handke, relatif à la déprogrammation de Peter Handke de la Comédie française par Marcel Bozonnet) le sang le mur
chaque fois qu'il est question de sang on va dans le mur
Au-delà du choix
à faire (?), invoqué facilement, entre l'homme
et l'œuvre, il y a un autre choix au fond de chacun. Entre l'éthique
et l'esthétique, et lequel a priorité. Et d'être
cohérent avec soi-même, d'avoir un système.Suis-je quelqu'un qui donnera toujours priorité à l'éthique — l'esthétique fût-elle sublimement je-ne-sais-quoi ? Suis-je de ceux qui donneront toujours priorité à l'esthétique — l'éthique fût-elle détestablement je-ne-sais-quoi ? Voudrais-je qu'éthique et esthétique toujours s'accordent ? Et qu'est-ce que ça veut dire ? M'enfermerais-je, me draperais-je dans une époche, une retenue pour réfléchir (pendant que les orages passent, après on ne me demandera plus mon avis, je le donnerai peut-être, intempestif et superbe) ? Marre du feuilleton des eaux claires ! Mon Dieu, la tête de Villepin, ces jours-ci ?! Ici, c'est presque l'été. Énième relecture de pages de Molloy, pour le cours de demain matin. Mais sur le balcon, cette fois, au soleil, crayon en main, long drink tintant de glaçons à côté. Ça vous change le sens des pierres à sucer... Et puis, une heure après, pour alterner en beauté, quelques pages de Volodine. Commentaires1. Le vendredi 5 mai 2006 à 10:25, par grapheus tis : En eaux plus que troublées avec la polémique
autour de Handke ! 2. Le vendredi 5 mai 2006 à 10:44, par Aline : chaque fois qu'il est question de sang 3. Le vendredi 5 mai 2006 à 10:45, par Aline : et moins avec ta tête 4. Le vendredi 5 mai 2006 à 12:54, par arte : Oui, fais comme Aline, trempe l'index dans l'arrière, et écris avec l'index ... 5. Le vendredi 5 mai 2006 à 13:28, par ck : Je ne peux pas. Impossible de cautionner une oeuvre, si belle soit-elle, lorsqu'elle condamne l'homme, l'autre. Idem pour les éditeurs. Stagiaire, je suis tombée par hasard sur une maison d'édition dite libertaire qui en réalité était négationniste, avait participé à la publication de la thèse de Faurisson. Ces gens-là ont aujourd'hui pignon sur rue. On ne peut pas accepter la publication de textes pareils. C'est insidieux, sincère, suffisamment pour paraître anodin, et convaincre les masses du bien-fondé du meurtre collectif. C'est ignoble. Et l'esthétisme fait partie de cette sincérité-là. Inacceptable. 6. Le vendredi 5 mai 2006 à 14:47, par Philippe De Jonckheere : Sûrement que j'aurais préféré
avoir Char dans mes amis que Céline, mais je préférerais
toujours lire Céline, tandis que Char ne me fait pas grand chose.
7. Le vendredi 5 mai 2006 à 20:25, par Aline : Cher Arte, c'est avec plaisir que je te fouillerai l'arrière
avec l'index ... 8. Le vendredi 5 mai 2006 à 22:48, par Artichaut : "Je ne plaisante pas avec les porcs" 9. Le vendredi 5 mai 2006 à 23:27, par le consul : Le plus grave ne sont pas les propos de Handke, les thèses
négationnistes, les idées malsaines... mais le fait que personne
n'y réponde intelligemment. La démocratie c'est le droit de
tout dire, mais aussi le pouvoir de répondre à tout... et
aujourd'hui on a bien du mal à répondre... à moins
que la fascination soit très insidieuse... 10. Le samedi 6 mai 2006 à 02:03, par arte : Chère Aline, 11. Le samedi 6 mai 2006 à 03:21, par Berlol : "Avec plaisir et l'index..." Voilà un beau
zeugma, ou je ne m'y connais pas ! Aline, suivez le lien d'Arte et allez
faire vos affaires là-bas... Vous nous raconterez après... 12. Le samedi 6 mai 2006 à 04:50, par le pseudo est obligé ? : ce M6 ou je ne sais quoi, est-ce vous-même, Berlol, ou vraiment un quidam acharné à détruire votre blog depuis des mois quiconque y vient s'exprimer ? et je ne parle pas en mauvaise part, si je reviens ici c'est que j'y trouve mon compte - mais on aimerait compagnie, dans la mesure où elle s'incruste systématiquement, de meilleur aloi 13. Le samedi 6 mai 2006 à 04:52, par arte : Mouaiii, ben moi, parler de position, ça m'excite
! 14. Le samedi 6 mai 2006 à 14:17, par k : et v'la t'y pas qu'il va crié aline pour qu'elle............ 15. Le samedi 6 mai 2006 à 22:43, par Aline : Ar, t'es chaud ! j'te farfouille ! 16. Le dimanche 7 mai 2006 à 00:25, par le consul : sauf que handke tient ses propos depuis des années... et aujourd'hui on les découvre, et on déprogramme... fallait pas programmer, et là il n'y avait pas de "censure"... 17. Le dimanche 7 mai 2006 à 00:33, par Berlol : Oui, c'est pour ça que je dis que Bozonnet n'avait pas dû écouter l'émission avec Lambrichs (par exemple) et que je ne comprends pas non plus qu'il y ait eu programmation... (D'où l'avis de Philippe que Bozonnet est un sot...). 18. Le dimanche 7 mai 2006 à 00:36, par arte : Sot ET courageux. 19. Le dimanche 7 mai 2006 à 00:37, par Berlol : Mmoui... parce que c'est toi !... 20. Le dimanche 7 mai 2006 à 01:45, par Aline : à la Comédie-Française, on ne fouille pas assez l'index 21. Le dimanche 7 mai 2006 à 02:32, par k : non plus daans la comedie del arte 22. Le dimanche 7 mai 2006 à 02:42, par Aline : al fondo del arte 23. Le dimanche 7 mai 2006 à 04:38, par le consul : si on fait passer l'éthique avant l'esthétique, on ne donne pas le prix goncourt à Proust, mais à Dorgelès... et pourtant ce fut l'inverse...l'idéal c'est quand il y a les deux... c'est sûr. Mais l'éthique change aussi, parfois, souvent... et la pièce de Handke est elle porteuse d'un message douteux et nauséeux, non ?? alors ?? |
| Samedi 6 mai 2006. Transcendance
atteinte, même brièvement. Institut franco-japonais de Tokyo, 9h30, plein soleil pour la reprise du cours sur Molloy de Beckett, p. 91-100 de l'édition Double, soit la vie sur la plage, où il est question des suçages de pierres.
Il se trouve qu'après
les « molys
de la Lousse » (p. 72) et quelques mentions
comme Ulysse, Geulincx, cénesthésie
ou pandémonium, nous sommes autorisés
à penser que Molloy a été cultivé,
qu'il est plus proche de l'ermite savant (voire philosophe)
que d'un crétin clochardisé par accident de la vie.
Son idée, son envie, son besoin de sucer des pierres n'est
donc peut-être pas totalement un truc inventé par
hasard. De plus, il ne nous a pas habitués à se passionner
pour quelque chose. Le voir échaffauder des systèmes,
des martingales, et voir circuler, outre des pierres, des concepts,
n'est donc pas indifférent. Ce n'est pas du remplissage pour
« noircir encore quelques pages »
(p. 91), mais bien quelque chose d'essentiel basé sur l'efficacité
(du calcul et de la prévision) et la beauté (élégance
et symétrie).Mais en développant sa pensée, Molloy découvre qu'efficace ne rime pas toujours avec beau, qu'il faut souffrir de renoncer à l'élégance du concept opératoire pour être performant. Et ça, ça lui déplaît souverainement. Aussi, après avoir cherché passionément une solution pour être sûr qu'aucune pierre n'échappe au cycle de suçages et de changements de poches, il les abandonne sans regret. Il subit la tentation de la praxis, comme le dit Denis Gauer dans sa thèse, et la repousse comme Ulysse résistait au chant des sirènes... Resterait à savoir pourquoi sucer des pierres (précisément) ? Pourquoi commencer ou quand finir de sucer telle ou telle ? Y a-t-il par dérision un jeu de mots sur la parole de Matthieu : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église » (Matthieu, 16, 18) ? Un substitut du sein maternel ? Est-ce un rite cosmogonique ? Une pratique taoïste ? Quoi qu'il en soit, une transcendance atteinte, même brièvement, par un rite matériel et organique, voilà qui n'est pas très catholique... Du Saint-Martin au Faubourg Saint-Martin... Pour refroidir mon moteur qui a un peu chauffé, on le voit, rien de tel qu'un déjeuner au Saint-Martin avec T. et Manu qui a fait le déplacement pour se taper enfin la salade aux gésiers qu'il convoitait depuis l'an dernier... Un bon moment de causette en compagnie d'une bouteille de bordeaux, qui se prolonge jusqu'à l'Institut où Manu retrouvera presque tous ses anciens collègues jusqu'à une heure avancée de l'après-midi, où T. et moi irons saluer Kuniko à la médiathèque, où j'emprunterai le Nom des singes de Volodine pour moi et Alto solo en japonais pour T. avant d'aller m'enfermer dans l'Espace Images voir un film d'un cinéaste totalement inconnu de moi jusqu'à ce jour, Jean-Claude Guiguet et son Faubourg Saint-Martin (1986) — étonnant mélodrame de la jalousie ordinaire, prétexte à montrer les rouages d'un hôtel un peu spécial. Françoise Fabian et Patachou y sont excellentes. « On était amoureux des mêmes cinéastes et des mêmes films. Ensemble, nous avons revu tout Pasolini, dont on admirait l'univers. Je me souviens d'un soir où il m'avait emmenée voir Salò. Je trouvais le film tellement prémonitoire, tellement visionnaire, que j'étais bouleversée. Il avait dû me consoler toute la soirée.» (Françoise Fabian, interview au sujet de Jean-Claude Guiguet, propos recueillis par Jean-Marc Lalanne, dans Les Cahiers du cinéma ? — faut que je demande la référence du poly...). Commentaires1. Le samedi 6 mai 2006 à 09:29, par le pseudo est obligé ? : était-ce votre poulet frites ? saucisson de cheval ? boudin pommes ? 2. Le samedi 6 mai 2006 à 17:30, par Berlol : Moi, poulet-frites, T., moules-frites. Voyez ! Quand je ne
le dis pas, on me le demande... |
| Dimanche 7 mai 2006. C'est
un dimanche ou c'est pas un dimanche ?... Bouclage d'un article... Je ferai ma journée demain.
Le lendemain pour la veille.Nouveauté du ping-pong : Katsunori m'a proposé hier d'aller jouer avec Hisae dans une salle de Takadanobaba. C'est à deux stations, donc pratique. Et puis, j'ai habité à la station suivante, Ochiai, pendant quatre ans, alors il y a un petit côté pélerinage à venir au rendez-vous devant Big Box... Mais quelle surprise ! C'est dans les ruelles de pachinkos et de love-hotels qui entourent la gare, un petit bâtiment en bois, comme une salle de kendo, avec personne, ce matin, et quatre tables... mais pas de climatisation, ce dont on s'aperçoit après une demi-heure de jeu, quand la transpiration perle et que ma défaite se profile — hélas — clairement. Pour aujourd'hui, ça passera, d'ailleurs il pleut. Mais en juillet, ça ne va pas être possible... Essuyé, séché, changé, on se remouille dehors pour arriver au restaurant turc que propose Katsunori, Deniz, où l'on retranspire de plus belle — c'est sympa et c'est bon !
Après un bain en écoutant
le 5e
épisode
de l'histoire de la Nouvelle Vague, quand tout commence
vraiment (pour Freud
et ses 150
ans, on verra
plus tard),
retour devant l'ordinateur pour boucler l'article que j'avais
promis à Grapheus
Tis pour la fin avril... Il y est question de ce qui
se donne encore littérairement dans le réticule
quand presque tout est devenu commercial. J'en reparlerai le
moment venu. De 15 heures à 2 heures du matin, je ne décolle
pas de l'écran, sauf pour un rapide plat de coquillettes
à la ratatouille, là encore, bien relevé.Balade réticulaire de quelques minutes pour refroidir la turbine à neurones et la mettre en sommeil... Bardadrac, quelqu'un connaît ? C'est l'étonnant titre du dernier Genette... En allant sur le site du Seuil, je découvre la présentation de La Tentation des armes à feu par Patrick Deville lui-même ; une histoire de Mac Guffin, dit-il... Attendez une dizaine de minutes, c'est beaucoup mieux qu'au début ! Commentaires1. Le dimanche 7 mai 2006 à 21:26, par Michel : D'un côté, vous dites que votre blog n'est pas
de la "littérature", mais une sorte d'aide-mémoire, de ramasse-miettes
qui nourrit votre réflexion, et puis on tombe sur cette phrase, assez
prétentieuse, non ? 2. Le dimanche 7 mai 2006 à 22:26, par Berlol : "comme si ce réticule était le dernier bastion
de la littérature"... Ça, c'est votre lecture. Moi, je
n'ai jamais dit ça. Mon expression est vague — je m'en excuse — parce
que je ne veux pas révéler le sujet détaillé
de cet article (encore que Grapheus en livre une "miette" sur son blog). 3. Le dimanche 7 mai 2006 à 23:05, par Michel : Merci de votre réponse. Je comprends mieux ce que
vous vouliez dire. 4. Le lundi 8 mai 2006 à 00:42, par grapheus : Merci, Berlol, pour cette vue aigüe sur le "LittéRéticulaire"
de la Toile, en souhaitant que les coquillettes relevées ont été
de bon réconfort. 5. Le lundi 8 mai 2006 à 02:17, par Michel : En effet, on préfèrerait parfois être
analphabète, ou lire par exemple ceci de Michaux dans "Poteaux d'angle"
: 6. Le lundi 8 mai 2006 à 04:14, par Berlol : 両方... (les deux...) 7. Le lundi 8 mai 2006 à 05:00, par Michel : ?? Pardon, je ne connais rien de rien au japonais, mais je
subodore cependant que vous voulez probablement dire "les deux à
la fois", non ?? 8. Le lundi 8 mai 2006 à 05:05, par Michel : Petite précision au passage : je ne voulais pas vous asticoter, et si je suis revenu, c'est que je trouve bien quelque intérêt à votre journal. 9. Le lundi 8 mai 2006 à 05:47, par Berlol : Merci. J'avais choisi "asticoter" parce que ça peut
se faire tout en portant de l'intérêt... 10. Le lundi 8 mai 2006 à 06:52, par Michel : Très bien |
| Lundi 8 mai 2006. Limite
floue entre l'indécidable et l'impossible. Cette fois, Daniel Schneidermann a franchement été lourd — Chloé Delaume réussira-t-elle à synthétiser les protestations ? Il y a une interrogation suspicieuse et presqu'à charge (un interrogatoire ?) contre Denis Robert, au sujet de la première affaire Clearstream (la deuxième, l'actuelle étant peut-être un leurre pour masquer de bien pires agissements) — et aucune contre-enquête proposée par l'émission ! DS se permet même des insinuations franchement injurieuses. Ce sont les limites d'Arrêt sur Images : quand on n'analyse pas les images mais qu'on met en direct une personne sur la sellette. Regrettable. Il faut attendre 1:13:00 de vidéo pour qu'un message concret se fasse jour et que Denis Robert renvoie ses interlocuteurs dans les cordes. Peut-être était-ce nécessaire ?, me dis-je, finalement... Mais quand même. Limite. Intéressantes séquences télévisées avec Patrick Modiano, sur le site de l'INA, signalées par le réseau Modiano. Même si je n'ai pas été très performant aujourd'hui, d'ailleurs le ciel non plus puisqu'il pleuvait novembreusement, je me souviendrai quand même volontiers d'une petite heure du GRAAL consacrée à quelques pages de Balbutiar (p. 59-79 de Nos Animaux préférés d'Antoine Volodine), quand nous identifiions et différenciions ce qui venait d'un pédant récitant (volutes de style pour ridiculiser les conférenciers) et ce qui émanait formidablement de l'écrivain, redoutable dans la précision avec laquelle il se met à la limite floue entre l'indécidable et l'impossible — Balbutiar a les omoplates soudées au rocher, mais il a aussi des élytres, des pattes et des mandibules, ses viscères suent de panique, il se met à baréter et à glapir (p. 60-61, pour ne prendre que cela)... sans que jamais ces membres ou propriétés nous permettent de comprendre comment est l'animal. Au Palafox dont la forme évoluait au gré des vocables d'Éric Chevillard (Cf. Palafox, Ed. Minuit, 1990), Volodine oppose le Balbutiar dont la forme a priori fixe (figée, même...) reste inconnaissable, au sens propre inimaginable — ce qui pourrait bien être une mise en abyme discrète des œuvres de Volodine (en tout cas, celles que je connais pour l'instant), dans lesquelles l'image précise de ce qui est décrit reste inaccessible et devient le moteur même de la lecture. Commentaires1. Le mardi 9 mai 2006 à 08:37, par arte : Cher Berlol. Xixibelle va bien. Stop. La maman huante. Stop. Photo à suivre. Stop. Rien compris aux débat précédent pr& |